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France: les collectivités locales vont devoir se serrer la ceinture encore davantage

Lundi 17 juillet 2017
France: les collectivités locales vont devoir se serrer la ceinture encore davantage
Edouard Philippe fait un discours à la Conférence nationale des Territoires au Sénat le 17 juillet 2017 - GEOFFROY VAN DER HASSELT (AFP)

Le gouvernement français a annoncé lundi que les collectivités locales (régions, départements, communes...) allaient être mises à contribution pour réduire la dépense publique et devraient réaliser 13 milliards d'euros d'économies d'ici à 2022.

En ouvrant une conférence au Sénat, la chambre haute du parlement, avec les représentants de ces collectivités, le Premier ministre Edouard Philippe a affiché sa volonté de concertation, sans dévier du cap fixé de la baisse des dépenses.

"Je n'ai aucun doute sur le fait que ce sera dur et aucun doute sur le fait que ce sera long", a-t-il reconnu.

C'est Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, qui a dévoilé peu après l'objectif chiffré: une réduction des dépenses de 13 milliards d'euros d'ici à 2022, soit 3 milliards de plus que prévu dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron.

Dans l'après-midi, le président centriste Emmanuel Macron a annoncé l'ouverture d'une "réflexion profonde" sur la "refonte de la fiscalité locale".

Elle devra aboutir d'ici au "printemps prochain", a-t-il expliqué, évoquant des pistes pour compenser la suppression de la taxe d'habitation pour 80% de ménages sur trois ans, entre 2018 et 2020, l'un de ses engagements de campagne.

La taxe d'habitation est une des principales mannes financières des communes.

Emmanuel Macron a aussi manifesté sa volonté de réduire le nombre d'élus locaux, comme il s'est déjà engagé à réduire d'un tiers celui de parlementaires. "Nos concitoyens ne comprendraient pas (un) traitement différencié", a-t-il argué.

Le chef de l'État a promis dans le passé de compenser le manque à gagner "à l'euro près". Les maires redoutent cependant de ne pas voir la promesse respectée ou poursuivie dans le temps.

Lundi, les associations d'élus se sont déclarées satisfaites de la méthode, l'élaboration d'un pacte, mais se sont montrées inquiètes à propos des propositions financières d'Emmanuel Macron.

13 milliards, "c'est plus que quelque chose dont nous ne voulons déjà pas", a notamment réagi François Baroin (droite), président de l'Association des maires de France.

Le Premier ministre a récemment dévoilé un programme de réformes économiques et sociales, avec notamment des mesures pro-business et des promesses de réduction des dépenses.

Dès cette année, l'État français va réaliser 4,5 milliards d'euros d'économies, afin de contenir son déficit à 3% du PIB, conformément aux traités européens, selon M. Darmanin.

Ces économies annoncées ont été jugées "réalistes" par le FMI qui a estimé lundi qu'elles pourraient "fortement contribuer à résoudre les défis économiques auxquels la France se heurte de longue date".

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2 commentaires

Vos commentaires

Camel 18.07.2017
En marche vers la dégradation

En marche vers la dégradation des services publics locaux ou la mise en application des Grandes orientations des politiques économiques (GOPé) de l'Union européenne...
La France et la Guyane mises au pas bruxellois, c'est triste et inquiétant.

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FLAMBI 17.07.2017

Dur dur pour la guyane

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