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Français, encore un effort pour mieux manger et se bouger

Mercredi 12 juillet 2017
Français, encore un effort pour mieux manger et se bouger
De plus en plus de nourriture industrielle et de compléments alimentaires, encore trop de sel, toujours pas assez de fruits et légumes : les Français, trop sédentaires, devraient améliorer certaines de leurs habitudes, souligne l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation. - JEAN-PIERRE MULLER (AFP/Archives)

De plus en plus de nourriture industrielle (pizzas, plats préparés...) et de compléments alimentaires, encore trop de sel, toujours pas assez de fruits et légumes : les Français, trop sédentaires, devraient améliorer certaines de leurs habitudes, souligne l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses).

L'agence, qui livre mercredi sa 3e étude "INCA 3" sur le sujet, observe aussi des pratiques "potentiellement à risque" : consommation croissante de denrées animales crues (poisson, viande de boeuf...), températures trop élevées dans certains réfrigérateurs (supérieures à 6 degrés Celsius) favorisant la prolifération des germes, dates limites de consommation (DLC) plus fréquemment dépassées.

"Un pour cent de la population a consommé du jambon, du saumon fumé et de la viande pré-emballés et des plats cuisinés 7 jours ou plus après la DLC", remarque ainsi Jean-Luc Volatier de l'Anses.

Pour actualiser la photographie des assiettes et des modes de vie, cette grande étude a mobilisé près de 200 enquêteurs en métropole entre 2014 et 2015 avec la participation d'un échantillon représentatif de plus de 5.800 personnes de la naissance à 79 ans.

"Encore un effort sur le sel et les fibres", lance l'Anses à l'adresse en particulier des professionnels pour continuer à réduire la teneur en sel des aliments et augmenter celle en fibres.

Les apports en sel estimés à 9 grammes par jour (g/j) chez les hommes et à 7 g/j chez les femmes, restent supérieurs à l'objectif du Programme national nutrition santé (8 g/j pour les hommes et 6,5 g/j pour les femmes). Principalement en cause : les pains, les sandwichs, pizzas, les condiments et sauces, les soupes et les charcuteries...

Les générations les plus jeunes consomment quatre fois moins de fruits et de légumes que leurs grands-parents, vient de déplorer de son côté le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) dans une étude distincte. Un quart des adultes seulement suivent la recommandation de consommer cinq fruits et légumes par jour, note-t-il.

- Surpoids et obésité -

Les Français ne consomment toujours pas assez de fibres que l'on trouve dans les fruits et légumes, dans les légumineuses (lentilles, pois chiches...) qui sont également riches en protéines, et bien sûr dans les produits céréaliers, renchérit l'Anses. Les quantités de fibres absorbées par les adultes (20 g/j) demeurent trop faibles par rapport aux recommandations (30 g/j).

Le nombre de consommateurs de compléments alimentaires (vitamines, minéraux, plantes) a fortement augmenté, aussi bien chez les enfants (de 12% à 19%) que chez les adultes (de 20% à 29%) entre 2006-2007 (INCA 2) et 2014-2015 (INCA 3). Egalement en hausse, l'achat sur internet (de 1% à 11%).

Les mauvaises habitudes alimentaires se conjuguent avec une situation "toujours préoccupante" en matière de surpoids et d'obésité, d'activité physique et de sédentarité.

En 2014-2015, 13% des enfants et adolescents (jusqu'à 17 ans) et 34% des adultes de 18 à 79 ans sont en surpoids, 4% et 17 % respectivement sont obèses. L'agence sanitaire relève un pourcentage "alarmant" de sédentaires : la moitié des 11 à 14 ans, deux-tiers des adolescents de 15 à 17 ans et plus de 80% des adultes de 18 à 79 ans sont concernés.

En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran pour les loisirs a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants et de 1h20 chez les adultes, passant respectivement de 2h45 à 3h05 et de 3h30 à 4h50 par jour en moyenne, indique M. Volatier.

"Un tiers des enfants et des adultes combinent inactivité physique et sédentarité", ajoute Carine Dubuisson de l'Anses.

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