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Des forains occupent momentanément la place de la Concorde

Jeudi 24 novembre 2016
Des forains occupent momentanément la place de la Concorde
Des forains venus soutenir Marcel Campion le 24 novembre 2016 place de la Concorde à Paris - Thomas SAMSON (AFP)

Plus d'une centaine de forains venus avec leurs poids lourds soutenir Marcel Campion, dont l'Etat exige qu'il démonte sa Grande roue au coeur de Paris, ont bloqué pendant plusieurs heures jeudi matin la place de la Concorde, perturbant la circulation dans la capitale.

Au moins 113 poids lourds s'étaient réunis aux abords et sur la place de la Concorde, un axe majeur à Paris, à partir de 06H00. Une manifestation surprise, alors que Marcel Campion avait seulement annoncé qu'il tiendrait à 12H00 une conférence de presse devant la Grande roue, sur la même place.

Les véhicules ont commencé à quitter les lieux à partir de 09H15, alors que la police relevait l'identité des chauffeurs et les immatriculations de leurs véhicules. La circulation avait partiellement repris à 10H00, a constaté l'AFP.

"On m'a fait porter un courrier du ministère, la grande roue est autorisée", a proclamé juste avant le début de l'évacuation Marcel Campion, sous les applaudissements de ses partisans.

Plusieurs camions arboraient des banderoles "Les forains de France soutiennent la roue de Paris". A l'entrée de l'attraction, une affiche proclame: "La Grande roue de Paris, autorisée jusqu'en mai 2017 par contrat de la mairie de Paris, ne démontera pas devant les exigences de l'Etat".

"Ce sont les syndicats de forains qui ont mobilisé pour dénoncer la situation. Je suis un peu le bouclier du monde forain. Il y a des multinationales qui veulent nous faire crever ! On me dit de dégager la Grande roue alors que j'ai une autorisation dûment signée de la mairie de Paris", a dénoncé à l'AFP Marcel Campion.

"Je ne suis pas un fraudeur, je ne suis pas un gangster, je suis installé à Paris depuis 1993. En 2000, j'ai fait la Grande roue, qui a participé de la notoriété de la ville", a-t-il souligné.

- dans le viseur de la justice -

La Grande roue s'est depuis progressivement inscrite dans le paysage parisien, à l'occasion d'événements exceptionnels, comme l'Euro de football au printemps, ou à l'occasion des fêtes de fin d'année, offrant une vue spectaculaire sur les Champs-Elysées, à 70 m d'altitude.

Le rassemblement était encadré par des CRS. La préfecture de police a prévenu sur Twitter qu'elle allait établir des "procédures de délit d'entrave à l'encontre de 113 engins routiers", en raison d'une "manifestation non autorisée".

La circulation avait été neutralisée sur les axes menant à la place de la Concorde.

Ancien proche de Jacques Chirac et de Jean Tibéri lorsqu'ils étaient maires de Paris, Marcel Campion, 76 ans, à la personnalité pittoresque, a reçu un procès-verbal de la Direction des affaires culturelles (Drac) du ministère de la Culture, pour occupation illicite sur un site classé, en raison du non respect des délais autorisés pour l'installation de la Grande roue place de la Concorde.

Le "roi des forains", a dénoncé dans un communiqué une décision "infondée juridiquement" et "en opposition totale avec l'ensemble des autorisations municipales". Il se base notamment sur une convention d'occupation signée avec la mairie de Paris.

Marcel Campion assure faire l'objet d'une "campagne de déstabilisation et de dénigrement", venant de "puissants intérêts économiques qui aimeraient chasser les forains des Champs-Elysées comme de la place de la Concorde et de quelques individus qui pensent que cette culture populaire n'a pas sa place au coeur de Paris".

Mais le forain est aussi dans le viseur de la justice pour plusieurs enquêtes, portant notamment sur les conditions d'octroi par la ville de Paris des emplacements des attractions exploitées par ses sociétés, en particulier la grande roue.

Ses activités à la fête foraine des Tuileries et à la Foire du Trône font également l'objet d'investigations dans le cadre d'une autre enquête instruite par un juge sur des soupçons notamment de "blanchiment de fraude fiscale, abus de confiance et travail dissimulé".

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