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Débat télévisé de la primaire PS: des divergences sans acrimonie

Jeudi 12 janvier 2017
Débat télévisé de la primaire PS: des divergences sans acrimonie
Des tracts électoraux pour la primaire du PS et pour le candidat Manuel Valls, le 11 janvier 2017 à Paris - JACQUES DEMARTHON (AFP)

Chacun dans son couloir, sans mordre la ligne: les sept candidats à la primaire élargie du PS ont affiché leurs divergences jeudi soir, notamment sur le bilan de François Hollande, la loi travail et le revenu universel, mais sans acrimonie.

Après un quinquennat de déchirements internes, le PS et ses partis satellites lancés dans cette primaire cruciale pour leur avenir ont réussi à sauver les apparences lors du premier des trois débats organisés d'ici le premier tour le 22 janvier.

Pas d'escarmouches frontales: chacun s'est évertué à exposer ses propositions sur les grands thèmes de campagne, comme le revenu universel, la fiscalité ou la Sécurité sociale. Et même l'évocation de la controversée loi travail, qui avait tant déchiré la gauche, n'a pas enflammé le plateau. Benoît Hamon et Arnaud Montebourg ont toutefois promis de l'abroger, Manuel Valls la défendant bec et ongles.

"Je veux dire très sincèrement qu'ici je n'ai pas d'adversaire, encore moins d'ennemi, que nous sommes venus débattre devant les Français, pour les convaincre que la gauche est toujours utile", a désamorcé l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qui a pourtant essuyé ces dernières années le feu roulant des critiques de Benoît Hamon, Arnaud Montebourg ou dans une moindre mesure Vincent Peillon, ses trois adversaires socialistes.

Ces quatre hommes se disputent deux places de finalistes, arbitrés par Sylvia Pinel, seule femme et présidente du PRG, et les deux écologistes François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias.

Durant ce débat diffusé sur TF1, LCI, Public Sénat, RTL et co-organisé par L'Obs, l'accent a été mis d'entrée sur la nécessaire réussite de la primaire qui doit donner de l'élan à son vainqueur pour espérer combler le retard sur le candidat de la droite François Fillon ou celle du Front national Marine Le Pen.

"Si vous vous saisissez de cette primaire, massivement, vous pouvez désigner le candidat de la gauche et des écologistes à la présidence de la République et vous lui donnerez une force et un élan que rien n'arrêtera", a ainsi lancé Manuel Valls, le premier à s'exprimer par tirage au sort pour sa "profession de foi" de candidat.

Pour Benoît Hamon, troisième homme de cette primaire qui bénéficie d'une dynamique, "il faut tourner la page" des "vieilles recettes politiques" face aux "bouleversements inédits".

- "Sentiment d'inachevé" -

Arnaud Montebourg a pour sa part attaqué dès les premières minutes en disant vouloir porter un projet qui ne soit "pas un projet de gestion résignée", en allusion à François Hollande, dont l'ombre du bilan plane sur cette primaire.

L'action du président Hollande "difficile à défendre", selon M. Montebourg, quand Manuel Valls a évoqué sa "fierté d'avoir servi les Français dans une période très difficile". "Sentiment d'inachevé", a jugé M. Hamon, là où M. Peillon a évoqué un "sentiment de profonde incompréhension". Sylvia Pinel a, elle, parlé d'un bilan à "porter" malgré tout.

Chacun a pu développer ses visions divergentes sur le revenu universel, mesure phare de Benoît Hamon mais critiquée vivement par Vincent Peillon, le plus offensif, mais aussi Manuel Valls, Arnaud Montebourg et François de Rugy.

"Quand on a fait la Sécurité sociale en 1945, la droite disait aussi que c'était irréalisable", a répliqué Benoît Hamon, parfois très (trop?) technique dans ses explications, soutenu sur le sujet par Jean-Luc Bennahmias, candidat très décontracté.

La bonne tenue du débat est en tout cas cruciale pour cette primaire qui craint la comparaison avec celle de la droite en novembre, qui avait suscité l'intérêt de 5,6 millions de téléspectateurs, pour ensuite 4,3 millions de votants au premier tour.

En 2011, le premier débat de la primaire de la gauche avait réuni 4,9 millions de téléspectateurs, avant que 2,66 millions d'électeurs se déplacent pour voter au premier tour.

Le PS affiche des objectifs de participation plus modestes, compris entre 1,5 et 2 millions d'électeurs le 22 janvier.

L'ampleur de la participation reste un facteur clé de la compétition, pour donner de l'élan à un candidat PS aujourd'hui devancé dans les sondages par Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, sans compter le duo de tête de Marine Le Pen et François Fillon.

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