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REUTERS 23.06.2009
PARIS (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer s'est voulu prudent mardi sur la rémunération du Livret A, laissant toutefois entendre qu'elle pourrait ne pas baisser autant que l'impliquerait l'évolution de l'inflation et des taux d'intérêt à court terme.
"Je crois qu'il faut à la fois faire très attention à ce que le taux de l'épargne ne soit pas trop élevé parce que s'il est trop élevé c'est un handicap pour la reprise", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse de présentation du rapport annuel de la Banque de France.
"En même temps, il faut faire attention aux facteurs psychologiques lorsque les taux nominaux deviennent assez bas", a-t-il ajouté.
Le taux de rémunération du Livret A, produit d'épargne détenu par 47 millions de Français, est calculé chaque 15 janvier et 15 juillet par la Banque de France en fonction de l'inflation et du niveau des taux sur le marché monétaire.
Le gouvernement décide ensuite sur proposition du gouverneur de la banque centrale, et le nouveau taux entre en vigueur le 1er du mois suivant.
"Je dois dire vers le 15 juillet ce que je recommande à l'Etat de faire ou si je considère qu'on peut laisser jouer les évolutions naturelles (...) Je vous dirai dans un petit mois", a dit Christian Noyer.
Le passage de l'inflation en territoire négatif en France au mois de mai laisse augurer une nouvelle baisse du taux du livret A à compter du 1er août.
Le taux de rémunération du livret A, distribué par toutes les banques françaises depuis le 1er janvier, a été ramené de 2,5% à 1,75% à compter du 1er mai.
Marc Joanny et Jean Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse
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