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REUTERS 06.02.2010
DUBAI (Reuters) - Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a confirmé samedi avoir repoussé au 20 février son ultimatum concernant l'otage français Pierre Camatte, enlevé en novembre dernier au Mali, et a donné à l'Italie jusqu'à la fin du mois pour répondre à ses exigences en échange de la libération d'un prisonnier italien.
Le 10 janvier, les islamistes avaient fixé un premier ultimatum laissant vingt jours à Paris et à Bamako pour répondre à leurs demandes.
"A l'issue de la première période laissée à la France et au Mali par les moudjahidine à propos de l'otage français, il a été décidé de porter ce délai au 20 février", annonce le groupe dans un communiqué daté du 4 février et diffusé sur plusieurs sites internet islamistes.
"La France et le Mali seront totalement responsables de la vie du captif si nos exigences sont ignorées", ajoute le communiqué.
AQMI a également revendiqué l'enlèvement de trois employés humanitaires espagnols et d'un couple italien.
"Les moudjahidine exigent la libération de leurs compagnons actuellement en détention, et dont les noms ont été donnés au négociateur italien, en échange de l'otage italien Sergio Cicala. Nous donnons au gouvernement italien 25 jours à compter de la publication de ce communiqué", ajoutent les islamistes qui accusent Rome d'être engagé dans "une guerre contre l'islam et les musulmans".
Le communiqué ne parle pas de la femme de Sergio Cicala, enlevée avec lui en décembre en Mauritanie.
Le Français Pierre Camatte a été capturé le 25 novembre dernier et Al Qaïda menace de l'exécuter si quatre islamistes détenus au Mali ne sont pas libérés.
Le président malien Amadou Toumani Touré a révélé récemment lors d'une adresse à la nation que plusieurs islamistes d'AQMI étaient détenus dans les prisons maliennes.
Al Qaïda au Maghreb islamique a dit avoir exécuté le 31 mai dernier l'otage britannique Edwin Dyer, qu'il avait enlevé à la fin janvier 2009 à la frontière entre le Mali et le Niger.
AQMI, l'ancien Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), a revendiqué la responsabilité de plusieurs attaques en Algérie et dans plusieurs autres pays de la région saharienne.
En décembre 2007, il avait tué quatre touristes français en Mauritanie, ce qui avait conduit à l'annulation du rallye Paris-Dakar le mois suivant.
Bureau de Dubaï, version française Guy Kerivel
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