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Affaire Morandini: l'animateur en garde à vue pour "corruption de mineurs"

Mercredi 21 septembre 2016
Affaire Morandini: l'animateur en garde à vue pour "corruption de mineurs"
Jean-Marc Morandini avait promis de "restaurer" son "honneur" de "Corse" lors d'une conférence de presse organisée le 19 juillet 2016 à Paris pour répondre à ses accusateurs - GEOFFROY VAN DER HASSELT (AFP/Archives)

L'animateur Jean-Marc Morandini a été placé mercredi en garde à vue à Paris dans une enquête pour "corruption de mineurs", ouverte en parallèle à des plaintes à son encontre pour des castings controversés.

Jean-Marc Morandini qui avait demandé mi-septembre a être entendu "dans les meilleurs délais" dans le cadre de deux enquêtes distinctes ouvertes par le parquet de Paris pour "corruption de mineurs" et "harcèlement sexuel", a été convoqué et mis en garde à vue mercredi matin à 09H00 par la Brigade de protection des mineurs (BPM).

Il est entendu "sur deux faits susceptibles de caractériser de la corruption de mineur", selon une source judiciaire.

Jean-Marc Morandini, 51 ans, pilier d'Europe 1 depuis quinze ans et qui devait aussi faire sa rentrée sur iTélé est au cœur d'une polémique depuis cet été pour des castings controversés. Dans une enquête du journal Les Inrockuptibles datant de mi-juillet, de jeunes comédiens racontaient les conditions d'un casting pour une web-série osée, "Les Faucons", produite par l'animateur.

Ils affirment qu'une certaine "Catherine", se présentant comme responsable du casting, leur a d'abord demandé avec insistance par courriel d'envoyer des vidéos d'eux nus, y compris des scènes de masturbation. Cinq de ces comédiens, majeurs, ont déposé plainte. Le parquet de Paris a ouvert début août une enquête pour "harcèlement sexuel et travail dissimulé" confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire de Paris. Elle vise notamment l'animateur et sa société de production "Ne zappez pas productions".

- "Combatif et déterminé" -

Dans la foulée des révélations des "Inrocks", une autre plainte, sans lien avec la websérie de Jean-Marc Morandini, a été déposée. Le parquet a ouvert fin juillet une enquête pour "corruption de mineur" confiée à la Brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne. Selon une source proche de l'enquête, l'animateur fait l'objet d'une seconde plainte depuis septembre pouvant relever de faits similaires. C'est dans le cadre de cette enquête que l'animateur était entendu mercredi matin.

Rappelé de vacances par Europe 1 pour s'expliquer, Jean-Marc Morandini avait organisé une conférence de presse pour se défendre fin juillet, assurant que les accusations dont il faisait l'objet étaient "parfaitement mensongères et diffamatoires" et le fruit d'une "manipulation". Il avait demandé à être entendu "dans les meilleurs délais" par les enquêteurs, souhaitant être "confronté aux personnes qui le mettent injustement en cause", ont indiqué ses avocats Céline Lasek et Patrick Klugman.

"Cette étape est essentielle pour la défense de Jean-Marc Morandini. Elle marque un tournant après la campagne menée contre lui au début de l’été", ont-ils réagi dans un communiqué. Jean-Marc Morandini "est combatif et déterminé à coopérer dans la plus grande transparence avec les autorités judiciaires", selon eux.

A la suite de cette polémique et de l'ouverture des enquêtes, Europe 1 et Canal+ ont retardé l'arrivée de l'animateur sur leurs antennes. Sur iTélé, qui va être rebaptisée CNews, Jean-Marc Morandini devait animer à la rentrée une émission entre 18 et 19 heures. Un retrait provisoire de l'antenne d'Europe 1 avait été décidé fin juillet "d'un commun accord" entre la radio et l'animateur.

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