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MARIPASOULA

Vive émotion après le suicide de deux jeunes

S.M. Lundi 03 décembre 2018
Vive émotion après le suicide de deux jeunes

Une étudiante de première année en CAP tourisme a récemment mis fin à ses jours au village Kayodé à Maripasoula. Samedi, un jeune de 20 ans s'est pendu en face du hall du village amérindien.

Le suicide de jeunes à Maripasoula provoque toujours un vif émoi dans une commune où le nombre de cas est largement supérieur à la moyenne nationale. Il y a dix jours, une étudiante de première année inscrite en CAP tourisme a mis fin à ses jours. Auréliana a été enterrée lundi après-midi, à la sortie du village de Kayodé. Elle était la deuxième d'une fratrie de cinq. Cette jeune Amérindienne avait un parcours scolaire basique. Elle avait suivi un cursus classique jusqu'en troisième, l'an dernier. À la rentrée de septembre, elle avait intégré le CAP tourisme. Depuis le début du mois de novembre, elle était partie en entreprise, dans le cadre des stages conventionnés habituels dans cette formation. « Auréliana était une fille gentille, qui avait un niveau scolaire moyen » , indique l'un de ses professeurs au collège de Maripasoula. Jeudi matin, une cellule d'aide psychologique a été mise en place dans l'établissement. Deux équipes ont été mises à disposition : l'une pour les collégiens, l'autre pour le personnel éducatif.
LONGUE LISTE DE REVENDICATIONS
De son côté, le syndicat Sud Éducation Guyane, avec l'union syndicale Solidaires, réclame l'instauration d'une véritable politique de lutte contre les suicides. « Alors que le collège de Maripasoula est à nouveau endeuillé par la mort d'une élève, nous ne pouvons que constater que la pleine mesure du phénomène, qui dure depuis des années, n'a pas été prise » , déplore le syndicat. Sud Éducation demande donc l'embauche de deux infirmières scolaires scolaires supplémentaires à Maripasoula, la présence permanente d'un psychologue de l'Éducation nationale, la réalisation de bilans de santé obligatoires en primaire, l'amélioration des conditions de vie des élèves de l'internat (au niveau de l'alimentation, des activités proposées et des dortoirs), l'augmentation de la fréquence des retours des élèves internes (qui ne rentrent dans leurs familles qu'une semaine sur trois ou quatre), la mise en place d'une formation spécifique des personnels sur la question du suicide, davantage de moyens et de personnels pour les services sociaux et médico-sociaux (CMP-PMI) et la mise en application des mesures préconisées par le rapport parlementaire de novembre 2015 qui contenait 37 propositions pour enrayer le suicide chez les jeunes Amérindiens de Guyane. En 2015, en effet, cinq collégiennes avaient tenté de se suicider entre mars et mai, et l'une d'entre elles était décédée.
TROISIÈME SUICIDE DEPUIS LA RENTRÉE
Des suicides qui restent fréquents et touchent majoritairement la population amérindienne. Samedi soir, c'est un jeune de 20 ans qui s'est suicidé, de nouveau à Maripasoula. Le jeune homme s'est pendu, rue des Palmiers, en face du hall du village amérindien. Il s'agit du troisième suicide recensé à Maripasoula depuis la rentrée de septembre.

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