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Vingt ans de réclusion pour le meurtrier d'Éric Lemki

Bernard DORDONNE Samedi 26 novembre 2016
Vingt ans de réclusion pour le meurtrier d'Éric Lemki
Éric Lemki en février 2008 (photo d'archives)

Siqiang Zheng, 38 ans, a été condamné hier à vingt ans de réclusion criminelle et à une interdiction définitive du territoire français, par les jurés de la cour d'assises de Cayenne. Son avocat fait appel.

Hier, la décision de la cour a soulagé l'épouse de la victime ainsi que la mère et la famille d'Éric Lemki. Siqiang Zheng a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour le meurtre du commerçant de Kourou, en décembre 2008. Cette condamnation a surpris l'avocat de la défense, Boris Chong-Sit, qui avait demandé l'acquittement en raison des nombreuses zones d'ombre qu'il avait décelées.
Hier matin, l'affrontement juridique a tourné en faveur du parquet général qui avait réclamé trente ans de réclusion criminelle. Le réquisitoire, ainsi que la plaidoirie de la défense, ont tourné autour des appels téléphoniques passés entre différents protagonistes le soir du meurtre et dans les jours qui ont suivi. Ces appels ont été passés avec les puces téléphoniques que l'accusé avait reçues, cinq mois avant les faits, du demi-frère de la victime. Mercredi à l'ouverture de l'audience, le président de la cour, Jean-François Redonnet, avait remis à chaque juré une feuille A3 sur laquelle les enquêteurs avaient retracé tous les appels téléphoniques et les destinataires.
« UN COMMERÇANT ATYPIQUE »
L'avocat général a décortiqué le rapport d'autopsie : « Éric Lemki a été attaqué de face. Le légiste a dénombré 46 plaies dont 23 au niveau du visage et du crâne. Les agresseurs étaient deux selon le médecin. Je me demande si le déplacement des agresseurs dans l'entrepôt n'était pas une mise en scène car ils ont fracturé un coffre, décroché le téléphone fixe, laissé sur place le hachoir et le couteau qui ont servi à tuer la victime, pris le portable du commerçant. À l'entrée, il y avait un sot rempli d'argent ; ils n'y ont pas touché. Ce n'est pas cohérent. Je suis convaincue qu'il y avait la volonté de se débarrasser d'un commerçant atypique qui avait épousé une Chinoise et qui avait de bons résultats. » L'avocat général a convaincu les jurés que l'accusé était parmi les deux Chinois que le chauffeur de taxi a embarqués à Cayenne pour Saint-Laurent. Elle leur a demandé de ne pas oublier que l'accusé avait travaillé dans le libre-service d'Éric Lemki et qu'il connaissait l'entrepôt.
Me Boris Chong-Sit, qui a décidé de faire appel, a axé sa plaidoirie sur les marges d'erreur de la téléphonie, sur le fait que le chauffeur de taxi avait juré ne pas connaître l'accusé, et sur le fait que son client ne parlait pas français et qu'il ne pouvait pas avoir 36 conversations téléphoniques avec le taxi dans la nuit du meurtre. Des arguments qui n'ont pas convaincu les jurés.

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