Une institutrice se suicide dans sa classe
T. F.
France-Guyane
29.08.2011
Le corps sans vie de l'institutrice de 43 ans a été transporté hors de l'école Eugène-Honorien en fin de matinée (TF)
Une institutrice de 43 ans a mis fin à ses jours en se pendant dans sa salle de classe de l'école Eugène-Honorien, à Rémire-Montjoly. Son corps a été découvert hier matin.
A une semaine de la rentrée scolaire, la communauté enseignante vit un drame sans précédent dans le département. Hier matin, vers 9 heures, le corps d'une institutrice a été découvert dans une salle de classe de l'école Eugène-Honorien, à Rémire-Montjoly. Agée de 43 ans, l'enseignante s'est pendue dans la salle de classe dans laquelle elle dispensait ses cours depuis plus de dix ans. Le corps de l'institutrice a été découvert par son mari. Celui-ci aurait été sans nouvelle de son épouse depuis samedi. Inquiet, il s'est rendu à l'école où enseigne son épouse. C'est lui qui alerte les pompiers. Le Samu et les gendarmes sont également prévenus, tout comme le maire de la commune, Jean Ganty, et le recteur de l'académie de Guyane, Florence Robine. A 10 heures, une dizaine de véhicules sont garés devant l'établissement scolaire. La salle dans laquelle l'institutrice a mis fin à ses jours se situe au premier et seul étage de l'école. Pompiers, médecins et gendarmes s'affairent dans la pièces. Jean Ganty et Florence Robine attendent dans la travée extérieure. Des personnels de l'établissement sont accueillis par les gendarmes. Certains pénètrent dans l'enceinte de l'école, d'autres préfèrent s'abstenir. De l'autre coté de la rue, les habitués dominicaux du libre-service « Le plein panier » observent les incessants va-et-vient avec perplexité. A 11h20, les médecins du Samu quittent les lieux, quelques minutes après les pompiers. Un fourgon de couleur grise se gare en marche arrière dans l'entrée de l'école. Les gendarmes encadrent l'arrière du véhicule. Le corps de l'enseignante est alors transporté jusque dans la camionnette, sous le regard de Jean Ganty, manifestement très affecté. A ses côtés, le recteur Florence Robine témoigne : « Nous sommes tous très choqués. C'était une enseignante très connue et très aimée. Elle venait d'être nommée maître formateur. C'est un terrible drame. C'est la première fois qu'un enseignant se suicide dans une école. » Le recteur assure qu'une cellule d'aide va être mise en place à l'attention des personnels de l'école, mais aussi des élèves. Selon les enquêteurs présents sur les lieux, l'institutrice n'a laissé aucun message. Le seul effet personnel qui a été retrouvé près d'elle est une photo de ses enfants.