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Un charter a expulsé 20 Haïtiens d'un coup

Lundi 10 Décembre 2018 - 20h47
Un charter a expulsé 20 Haïtiens d'un coup
Centre de rétention administrative de Guyane, octobre 2018. © Rafael Flichman / La Cimade - Rafael Flichman / La Cimade

L'annonce de l'expulsion de 20 Haïtiens mercredi dernier depuis l'aéroport de Cayenne, fait grand bruit sur les réseaux sociaux. La Cimade s'interroge sur la méthode employée par l’État pour mener à bien cette opération. Explications.

Tout cela s'est passé au beau milieu de la nuit. On réveille les 20 clandestins détenus au Centre de rétention administrative (CRA) de Matoury à 3 heures du matin. Ils sont transféré à l'aéroport, une heure plus tard aux alentours de 4 heures du matin. Puis finalement, ils seront expulsés grâce à un charter qui s'est élancé à 10h10 depuis l'aéroport international Félix Éboué. Un vol direct pour Port-au-Prince ! L'avion atterri sur la piste de la capitale haïtienne à 14 heures (13h heure d'Haïti). Ce vol est en fait un charter affrété par l’État pour expulser un nombre conséquents de personnes arrêtées en situation irrégulière sur le sol guyanais. Selon Lucie Curet, la responsable de l'action rétention en outre-mer à la Cimade, il s'agit "du premier vol dédié à une expulsion collective depuis la crise de l'asile qu'avait traversé la Guyane à la fin de l'année 2016", soit 2 ans maintenant. Ce n'est donc pas une opération fréquente qui a eu lieu la semaine dernière à l'aéroport.

Des questions sur les horaires...

Selon la Cimade, mais aussi la Ligue des droits de l'homme, des parents isolés laissant un enfant à charge ou une compagne enceinte, ont été expulsés, tout comme certains qui venaient d'arriver récemment au centre. La Cimade rappelle que cette intervention intervient dans un contexte de très forte activité au centre depuis plusieurs mois. Lucie Curet évoque parmi les conséquences de cette hausse de l'activité, le regain de tensions entre les personnes retenues. La Cimade, par la voie de Lucie Curet, s’interroge sur la méthode employée par l’État "à ce stade, on s'interroge sur le délai d'expulsion, en pleine nuit. Pour nous, il ne se justifie pas pour transférer des personnes du CRA à l'aéroport." Dans un communiqué de presse, la préfecture a répondu que "les horaires de départ et d'arrivée ont été calés afin de garantir un atterrissage à Port-au-Prince en journée dans le but de permettre l'accueil et la prise en charge des reconduits par les autorités haïtiennes dans les meilleures conditions possibles à leur arrivée". Cette "opération s'est passée sans aucun incident" a conclut la préfecture.

Samir MATHIEU

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2 commentaires

Vos commentaires

ECRIVAIN 11.12.2018
20 C'est tout ?

A quand un Airbus A380 avec 853 places ?

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joko973 11.12.2018

Une action à généraliser, pas seulement vers Haïti, si on veut lutter contre les squats et les villages "spontanés".

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