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Un Airbus d'Air France avec 228 personnes disparaît entre Rio et Paris

franceguyane.fr franceguyane.fr 01.06.2009

Photo d'archives / Handout/Air France

Un Airbus A330 d'Air France transportant 228 personnes a disparu ce matin au-dessus de l'Atlantique, entre Rio de Janeiro et Paris, ne laissant "aucun espoir" de retrouver des survivants, ont indiqué des sources aéroportuaires à Paris.

L'avion aurait disparu des écrans de contrôle à 8H00, heure de Paris, alors qu'il regagnait l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle.

L'hypothèse la "plus vraisemblable" est que l'avion d'Air France à bord "a été foudroyé", selon François Brousse, directeur de la communication de la compagnie française.

"Le plus vraisemblable est que l'avion a été foudroyé", a déclaré à la presse M. Brousse. "L'avion est entré dans un zone orageuse avec de fortes perturbations qui a provoqué des dysfonctionnements."

L'appareil, avec 228 personnes à bord - 216 passagers dont 126 hommes, 82 femmes, sept enfants et un bébé, ainsi que douze membres d'équipage -, a envoyé un message automatique faisant état d'une "panne de circuit électrique" à 02H14 GMT, selon Air France.

L'Airbus A 330, parti dimanche de Rio à 19H00 locale (00H00 à Paris), devait se poser lundi à 11H10 heure de Paris à l'aéroport de Roissy.

De son côté, l'armée de l'air brésilienne a lancé tôt lundi matin des recherches à partir de l'île de Fernando de Noronha, au large de sa côte nord-est, en plein Océan atlantique, ont indiqué les autorités aéronautiques brésiliennes. Une cellule de crise a été mise en place à l'aéroport de Rio.

Le président Nicolas Sarkozy devait se rendre à 16H45 au PC de crise installé à l'aéroport de Roissy. Il a exprimé sa "très vive inquiétude" et demandé au gouvernement et aux administrations concernées "de tout mettre en oeuvre pour retrouver la trace de l'avion".

Dans l'aérogare, un message était diffusé à l'attention des proches des passagers: "nous demandons à toutes les personnes qui attendent les passagers du vol AF447 de se présenter au comptoir à l'arrivée du terminal 2E".

Deux numéros d'urgence pour les familles ont été ouverts : un numéro vert pour la France 0.800.800.812 et un autre pour l'étranger 00.33.1.57.02.10.55.

Le ministère des Affaires étrangères a activé son centre de crise et mis en place un autre numéro vert: 0.800.174.174.

Photo prise le 1er juin 2009 / Gonzalo FuentesPhoto prise le 1er juin 2009 / Gonzalo Fuentes

 
Un tiers des passagers sont des Français

Un tiers des 216 passagers du vol d'Air France porté disparu sont des Français, a déclaré un porte-parole d'Air France à Rio.

Il y a 80 passagers brésiliens, a ajouté Jorge Assuncao, porte-parole de la compagnie française à l'aéroport Galeao de la ville brésilienne.

On compte également des passagers allemands, italiens, américains, chinois, britanniques et espagnols, a-t-il poursuivi.

Auparavant, un conseiller du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, en déplacement au Salvador, avait fait état de 60 Brésiliens à bord.

L'Airbus A330-200 qui reliait Rio de Janeiro à Paris transportait 216 passagers et 12 membres d'équipage lorsqu'il s'est apparemment abîmé dans l'Atlantique.

En France, la direction de la sécurité civile a estimé que soixante Français au moins se trouvaient à bord de l'Airbus A330-200.
 
 
 
Sarkozy déplore un accident tragique

Nicolas Sarkozy a déclaré que la disparition du vol Air France Rio-Paris était un accident tragique et que les perspectives de retrouver des survivants étaient très faibles.

"C'est un accident tragique. Les chances de retrouver des survivants sont très faibles", a-t-il dit à l'issue d'une visite au centre de crise installé dans le terminal 2D de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

"Nous n'avons aucun élément précis sur ce qui s'est passé", a-t-il indiqué, soulignant qu'il s'agissait d'une catastrophe "comme jamais la compagnie Air France n'en avait connue".

"A la minute où je vous parle, nous avons envoyé des bateaux sur la zone, des avions aussi. Nos amis espagnols nous aident, les Brésiliens nous aident beaucoup aussi", a-t-il déclaré, ajoutant que la France avait demandé "l'aide des Américains par le biais des satellites, d'abord pour localiser l'endroit où s'est produit la catastrophe".

"Tout doit être mis en œuvre pour qu'on retrouve le maximum des éléments de cet avion, un Airbus A330, pour comprendre ce qui s'est passé", a-t-il poursuivi.

"Ce sera extrêmement difficile car la zone est immense, des centaines de kilomètres, et naturellement ce drame s'est produit en pleine nuit au-dessus de l'Atlantique", a encore indiqué le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy, qui était accompagné des ministres de l'Environnement et des Affaires étrangères, Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner, et du secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, a discuté pendant une demi-heure avec des familles de passagers du vol.
 
 
Photo prise le 1er juin 2009 / Gonzalo FuentesPhoto prise le 1er juin 2009 / Gonzalo Fuentes


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