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Trois moteurs retrouvés sur les dix-huit volés

Bernard DORDONNE Vendredi 13 octobre 2017
Trois moteurs retrouvés sur les dix-huit volés
Dans cette affaire, la bonne coopération avec les autorités brésiliennes a permis d'interpeller les premiers suspects. (BD)

Quatre des six personnes suspectées d'avoir participé au vol à main armée à la base nautique militaire de Stoupan à Matoury, le 14 juillet, seront mises en examen aujourd'hui. La coopération avec la police brésilienne a permis d'identifier les suspects.

.La garde à vue a été prolongée pour quatre des personnes qui ont attaqué la base militaire de Stoupan, à Matoury, le 14 juillet. Il s'agit de deux des trois individus encagoulés qui ont menacé et ligoté les trois militaires en faction ce soir-là, d'un piroguier qui faisait le guet, depuis la rive, ainsi qu'un militaire de carrière de 39 ans, suspecté d'avoir renseigné les malfrats sur l'endroit où étaient rangés les moteurs de pirogue, l'emplacement des clefs des cadenas des armoires et sur la date du passage à l'acte. Le préjudice de ce vol s'élevait à plus de 100 000 euros.
QUATRE MISES EN EXAMEN
Les personnes interpellées sont déférées aujourd'hui devant le procureur de permanence et présentées dans la foulée à un juge d'instruction pour une mise en examen pour vol à main armée.
Dans les quatre personnes qui seront mises en examen, il y a trois membres d'une même famille brésilienne qui vit entre Oyapoque et Saint-Georges de l'Oyapock. Si trois de ces individus reconnaissent leur participation active au braquage, le militaire de carrière du 9e Rima conteste sa participation aux faits, selon Éric Vaillant, procureur de la République. Il devrait néanmoins être poursuivi pour complicité et son contrat, avec l'armée, cassé.
Hier, le procureur de la République et le lieutenant-colonel Yannick Canivet, nouveau chef de la section de recherches de la gendarmerie à la caserne de la Madeleine à Cayenne, ont salué la bonne coopération avec la police brésilienne qui a permis l'identification et l'arrestation des auteurs du vol des moteurs à la base nautique de Stoupan. « Très vite après les faits, les divers renseignements nous ont permis de nous orienter vers le Brésil. Des contacts ont été pris avec les autorités brésiliennes qui nous ont donné d'excellents renseignements nous permettant d'identifier la famille des suspects. Les militaires brésiliens ont même retrouvé trois des dix-huit moteurs qui avaient été volés qu'ils nous ont remis » .
Le procureur a aussi indiqué que deux autres individus sont toujours recherchés, un des piroguiers et un des trois malfrats qui ont braqué et ligoté les militaires, ce soir-là. Selon l'enquête, ils auraient pris la fuite au Brésil, leur pays d'origine.
À SAVOIR 46 vols à main armée élucidés en un an
Le groupe vols à main armée (Vama), de la section de recherches de la gendarmerie de la Madeleine, a été créé il y a tout juste un an. À l'initiative du général Patrick Valentini, commandant du groupement de la gendarmerie en Guyane, ce groupe de six gendarmes dont trois militaires de la compagnie de Matour y, est considéré comme l'élite des enquêteurs en matière de vols à main armée avec arme à feu. « Cette création est liée à la suite du constat de la recrudescence des vols à main armée en Guyane et au fait qu'un certain nombre de ses vols tournent malheureusement mal » , souligne le procureur de la République.
« L'objectif est de centraliser tous les vols à main armée avec arme à feu, de faire les regroupements possible entre les différents faits et dès que nous disposons des informations, nous agissons rapidement et nous tapons les bandes » , indique le lieutenant-colonel Yannick Canivet qui explique aussi que la politique du groupe est d'agir le plus vite possible pour éviter l'escalade car, dans la délinquance et la criminalité en Guyane, il y a beaucoup de jeunes novices et on a constaté que ces jeunes peuvent rapidement verser dans l'homicide. Cette réactivité nous donne d'excellents résultats avec pas moins d'une centaine de dossiers traités en un an et 46 vols à main armée élucidés pour 77 personnes mises en cause qui ont été, pour la majorité, mises en détention » .

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2 commentaires

Vos commentaires

RAF973 13.10.2017

Commentaire supprimé par la rédaction

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stéphanie 13.10.2017

Heureusement que la police Brésilienne y a mis son nez...une caresse Guyanaise est tellement vite bue.

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LiKiLiKi :-) 13.10.2017
Le ver

est dans la pagode...

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