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Suspecté de braquage, il veut être libéré mais reste en prison

S. R. France-Guyane 31.01.2012

Un homme a demandé à être remis en liberté, la semaine dernière, devant la chambre de l'instruction. Il est mis en examen pour un braquage datant de novembre 2010. La justice a rendu sa décision : il reste en prison.

La scène se passe dans la cour d'appel toute neuve, mardi 17 janvier, au matin. Jefferson Luis Souza Azevado est derrière une vitre, encadré par des gendarmes. Ce Brésilien de 31 ans est soupçonné d'avoir commis un braquage.
Le 13 novembre 2010 à l'Écodis aux Âmes Claires à Rémire, deux hommes font irruption. L'un d'eux sort une arme à feu et menace l'employé. Ils exigent qu'il se mette au sol. Pendant que l'un le tient en joue, l'autre s'empare de la caisse. Avant de prendre la fuite, celui qui tient l'arme fait main basse sur des bouteilles d'alcool. Ils montent dans une voiture garée pas très loin, conduite par un troisième homme. Un témoin a donné l'immatriculation aux gendarmes.
UNE AFFICHE DANS LE SOUTIEN-GORGE
La police est tombée sur la voiture un peu plus tard. Deux femmes étaient à bord. Dans le soutien-gorge de l'une des deux, « on retrouve une affiche provenant du commerce » , explique une des trois juges, sans en dire plus. En fait le concubin de la femme en question sera suspecté d'être un des trois membres du gang qui a sévi. Arrêté, il livre le nom de ses deux complices.
Au terme des gardes à vue et des présentations au juge d'instruction, l'un sera laissé libre. Un deuxième, condamné à 28 années de prison pour meurtre au Brésil, a été incarcéré.
Enfin il y a Jefferson Luis Souza Azevado, lui aussi incarcéré, qui demande à être remis en liberté. Son avocat, Me Jérôme Gay, explique qu'il « est en prison depuis quatorze mois. C'est la même période de détention que pour des affaires jugées par le tribunal correctionnel (lui risque de passer devant la cour d'assises) » .
L'avocat met en avant que sa soeur, qui habite Matoury, qui dispose d'une carte de séjour et qui vit avec un Français, peut l'héberger. L'avocat général avait demandé un peu plus tôt que le suspect reste en prison eu égard « au trouble à l'ordre public » , au fait qu'il « n'a pas d'emploi stable » et qu'il est « en situation irrégulière » .
« Il est à craindre qu'il regagne son pays, or il n'y a pas d'accord de coopération entre le Brésil et la France. » Décision du tribunal : il reste en prison.
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22 mai 2012