SINNAMARY & CAYENNE De fausses tongs et baskets saisies dans deux libres-services
PIerre-Yves CARLIER
France-Guyane
19.11.2010
Hier, les gendarmes ont saisi six cents fausses paires de tongs et plus de cent cinquante paires de baskets de contrefaçon, dans deux magasins, à Cayenne et à Sinnamary (PYC)
Lundi, les gendarmes de Sinnamary ont saisi 24 paires de tongs contrefaites dans un commerce de la commune. Elles viennent de chez un commerçant de Cayenne, chez qui des centaines d'autres ont été trouvées. Elles venaient de Chine.
Des tongs Quicksilver marquées « Guyane » à 3,99 euros ? Ce serait dommage de ne pas en profiter. Des modèles similaires (on n'est pas sûr que la marque en ait produit aux couleurs de notre département) coûtent au bas mot quatre fois plus cher. Sauf que ces tongs sont des contrefaçons.
Les gendarmes de Sinnamary ont mis la main dessus lundi, dans un libre-service de la commune. Alors qu'il contrôle le magasin, un enquêteur est étonné de repérer, sous la semelle, un logo ayant toutes les caractéristiques de la marque déposée. Il contacte le célèbre fabriquant de tongs et de vêtements de sport et de loisirs. Celui-ci lui confirme qu'il s'agit de contrefaçons. Hier matin, les gendarmes retournent dans le magasin de Sinnamary et saisissent vingt-quatre fausses paires de tongs.
Lors de son audition à la brigade, le commerçant les oriente vers un libre-service de Cayenne, spécialisé dans les chaussures et les vêtements. Les enquêteurs y vont dans la journée d'hier. Ils mettent la main sur six cents fausses paires de tongs identiques et plus de 150 paires de baskets pour enfants contrefaites : de fausses Puma, de fausses Converse et des baskets représentant Winnie l'ourson, un personnage dont il faut acheter la licence à Disney. Elles sont vendues 15 à 25 euros. En revanche, aucun vêtement contrefait n'a été trouvé.
Le commerçant cayennais est auditionné à son tour. Les factures saisies chez ce dernier font apparaître que les contrefaçons sont acquises deux à trois fois moins cher que leur prix de vente dans le magasin de Sinnamary. Les produits sont achetés en Chine, où une société édite les factures. L'enquête va se poursuivre, pour savoir notamment si ce trafic dure depuis longtemps et pour savoir si les produits arrivaient directement de Chine ou s'ils passaient par le Suriname.