Remise en liberté de Léon Bertrand
franceguyane.fr
12.03.2010
Une remise en liberté de Léon Bertrand était espérée par certains avant le premier tour des régionales où il figure sur une liste. (photo d'archives)
Léon Bertrand, en détention provisoire en Martinique depuis fin novembre dans une affaire de favoritisme, a été remis en liberté cet après-midi. Le maire de Saint-Laurant devrait attérir à Rochambeau vers 20h00.
Dans un communiqué reçu à Paris, son avocat parisien Alexandre Varaut souligne que "M. Bertrand, qui est libre de ses allées et venues, pourra reprendre immédiatement l'exercice de ses responsabilités politiques".
M. Bertrand est candidat aux élections régionales dont le premier tour a lieu dimanche. Il figure en 3e position sur une liste DVD.
Léon Bertrand avait été mis en examen et écroué le 27 novembre pour "favoritisme et corruption passive" dans le cadre d'une information judiciaire sur des irrégularités dans la passation de marchés publics en Guyane.
Cette remise en liberté sur décision du juge d'instruction Thierry Rolland est conforme aux réquisitions du parquet, a précisé Me Varaut.
Le juge Rolland, qui avait procédé lundi à une confrontation entre les personnes mises en examen dans ce dossier, a estimé que le maintien en détention provisoire de Léon Bertrand n'était plus nécessaire aux besoins de l'enquête, a-t-on précisé de source judiciaire.
La mise en liberté est assortie d'un contrôle judiciaire et du paiement d'ici le 15 avril 2010 d'une caution de 100.000 euros, a-t-on ajouté.
M. Bertrand pourra rejoindre la Guyane mais ne pourra pas se rendre à l'étranger, hors du territoire national.
Trois autres personnes écrouées dans cette affaire, Augustin To-Sah-Be-Nza, le directeur général de la CCOG, Guy Le Navennec, président du Sénog (société d'économie mixte) et Richard Cheung-A-Long, bras droit de Léon Bertrand à la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni, ont été mises en liberté également par le juge Rolland, pour les mêmes motifs.
Comme Léon Bertrand, ils sont soumis à un contrôle judiciaire et devront s'acquitter d'une caution de 100.000 euros et ne devront pas communiquer entre eux. Ils pourront également rejoindre la Guyane.
Christiane — 13.03.2010
il n'était pas là