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Que disparaisse le sentiment d'insécurité

Marine JACQUES Lundi 28 novembre 2016
Que disparaisse le sentiment d'insécurité
Vendredi soir, gendarmes et policiers ont contrôlé les identités des personnes consommant de l'alcool sur la voie publique (MJ)

La violence exaspère les Guyanais. Les plus patients attendent que les autorités agissent ; d'autres rendent eux-mêmes justice. Vendredi, du centre-ville cayennais à Cabassou, les forces de l'ordre ont « montré les muscles » avec un effectif renforcé. C'est « la meilleure des solutions » , selon les autorités.

Près d'une trentaine de policiers, agents de la Bac (brigade anti-criminalité) et gendarmes ont embarqué avec eux des journalistes et des représentants de la préfecture vendredi, lors d'une patrouille de nuit habituelle... mais pas ordinaire. La patrouille mixte - renforcée par quelques-uns des 72 gendarmes mobiles arrivés le 15 novembre - a triplé de volume ce soir-là.
Les patrouilles de nuit ont lieu toutes les semaines. Celle de vendredi, sur réquisition du procureur, visait à récupérer des armes, à trouver des stupéfiants et à arrêter des délinquants. L'accent a été mis sur les scooters, principal moyen de locomotion des délinquants. En conviant la presse, la préfecture se veut transparente sur les opérations anti-délinquance. « Je comprends le ras-le-bol de la population, je vis en centre-ville avec ma famille et on en a tous assez de ce niveau de violence » , exprime Laurent Lenoble, directeur de cabinet. Martin Jaeger, préfet de Guyane, « a monté d'un cran le dispositif de réponse de la police et de la gendarmerie » , ajoute Laurent Lenoble.
Laurent Lenoble (directeur de cabinet) et le commissaire Terry contrôlent la licence d'un débit de boisson situé au Village chinois, à Cayenne. Le gérant ne dispose pas de la licence lui permettant de vendre seulement de l'alcool. Son établissement sera fermé. (MJ)
LES MILICES CITOYENNES SONT ILLÉGALES
Du concret pour plus de sécurité : beaucoup de Guyanais, par l'intermédiaire de comités de citoyens, ne cessent d'en demander. « Mais on ne devrait pas avoir à réclamer sa sécurité! » , avait lancé un membre du Comité de suivi pour plus de sécurité en Guyane (Coseg), lors du blocage de la CTG. Exaspérée, la population en vient à se faire justice elle-même. À Saint-Laurent du Maroni, en juin, un voleur, pris sur le fait, a été sévèrement passé à tabac par la population. À Rémire-Montjoly, un commerçant a ouvert le feu sur des braqueurs qui menaçaient son fils. À Kourou, des habitants nous ont avoué être armés, au cas où. La colère monte, l'objectif des autorités est que force reste à la loi. « Monter des milices pour se faire justice soi-même est illégal, rappelle Laurent Lenoble. La meilleure des réponses, c'est celle qu'apportent la police et la gendarmerie avec les nouveaux dispositifs » , insiste-t-il.
Les gendarmes mobiles venus en renfort vont rester jusqu'à la fin de l'année. Il faudra ensuite réfléchir à d'autres solutions, plus pérennes.
Ne pas être « des victimes potentielles »
Le capitaine Éric Brunstein faisait partie de la patrouille de nuit. Il explique que le zéro fait n'existe pas. Même si les autorités occupent le terrain, la population doit acquérir des réflexes.
Peut-on encore vivre sereinement en Guyane ?
On essaie de donner des réflexes aux citoyens pour qu'ils ne soient pas des victimes potentielles : ne pas retirer de l'argent dans des coins isolés, ne pas être la nuit dans certains endroits, ne pas afficher des bijoux... C'est un peu liberticide comme conseil mais ça permet d'éviter pas mal d'agressions.
Vous étiez nombreux vendredi soir. Est-ce l'effectif que vous devriez avoir à chaque patrouille ?
C'est impossible, étant donnée la population déclarée de Cayenne. L'effectif est calculé en fonction de la population officielle. On aimerait pouvoir disposer de deux effectifs Bac et de trois effectifs police secours avec trois équipes d'agents en tenue et deux équipes d'agents en civil, ce serait vraiment confortable.
Outre les gendarmes mobiles, quelles mesures sont engagées pour combler le manque d'effectif et de moyen de la police ?
On a été renforcé en septembre, même si ça a été un peu saupoudré par rapport à ce qu'on aurait voulu pour être vraiment confortable. Il y a des réaménagements d'horaires qui sont en cours pour certaines unités. La Bac jour va être décalée en soirée, ce qui va permettre d'avoir une présence sur le terrain en fin de journée. Le reste du temps on essaiera de faire des décalages avec les compagnies d'intervention classiques. Ce sont des choses qui peuvent être décidées au niveau départemental.
Propos recueillis par M.J.

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4 commentaires

Vos commentaires

joko973 28.11.2016

Monsieur le préfet, cessez de nous parler de sentiments. Agissez, pas seulement lors d'une opération de communication. Ce que nous voulons, c'est que l'insécurité disparaisse. Le gouvernement doit mettre tous les moyens pour nous protéger de tous ces voyous qui nous pourrissent la vie.

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Fanou97351 28.11.2016
Merci beaucoup

Moi je veux qui reste pour le carnaval c'est t'année la

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Fanou97351 28.11.2016
Con treu

Moi je veux qui reste pour le caen aval c'est t'anée la

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aucun 28.11.2016
le titre n'est pas en phase avec l'article

il faut en finir avec cette expression politiquement correcte du "sentiment d'insécurité", quand on se prend une balle en pleine face sur le pas de sa porte, c'est pas un sentiment, c'est un meurtre. d'ailleurs les propos tenus par les responsables évoqués dans l'article sont -pour une fois- réalistes et adaptés à la situation : effectivement, il faut se prendre en main pour ne pas être une victime. personnellement j'en ai toujours été convaincu, reste à convaincre les idéalistes béats qui pensent encore que la police peut les sauver, quand cette dernière n'arrive même plus à assurer sa propre sécurité. ps : et je confirme, à kourou, on est armés !

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