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SINNAMARY

Malgré le problème d'eau, les cantines et les écoles fonctionnent

Bernard DORDONNE Lundi 24 septembre 2018

(Bernard DORDONNE)

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Depuis jeudi soir, les habitants du bourg, de la pointe Combi et de la savane Manuel ont l'interdiction de consommer l'eau du robinet. Le maire, Jean-Claude Madeleine, et les agents municipaux ont tout fait pour que les écoles et la cantine ouvrent comme d'habitude ce matin. En plus de la citerne de 10 000 litres installée en face de l'église, les agents de la SGDE ont posé une citerne de 5 000 litres d'eau près de la cantine centrale et les élèves auront un repas dans leur assiette. Les agents de la police de l'eau et de l'environnement, de la Deal, accompagnés du garde municipal ont navigué sur la crique en amont du captage à la recherche d'un éventuel produit toxique. Le maire organise aujourd'hui, à 17 heures au centre socioculturel, une réunion publique d'information.

 • Mise à jour mardi 25.09 : Suite à la réunion publique du 24 septembre, la mairie de Sinnamary informe que l’avitaillement journalier en eau s’effectuera désormais de 7 h 00 à 10 h 00 et de 18 h 00 à 20 h 00 face à l’église et sur la place communale.
ILS ONT DIT
Mme Yèyètte, vendeuse au marché : « S'il n'y a pas d'eau, on ne peut rien faire »

« Comme j'ai entendu que l'on n'a plus le droit de boire de l'eau du robinet et que l'on ne doit pas faire à manger avec l'eau, je me retourne vers la mairie et notamment le maire pour qu'il puisse décider pour nous. S'il n'y a pas de l'eau, on ne peut rien faire. J'ai été surprise lorsque j'ai entendu au moment d'arriver sur le marché. Pour laver, on se débrouille mais pour boire, c'est difficile sans de l'eau potable. »
Pierre Boiron, revendeur au marché : « Je suis perdu »
« Avec cette histoire d'interdiction de boire l'eau, je suis perdu. Je bois l'eau depuis le début du mois, comme d'habitude et je pense que les poissons ne sont pas morts le jour où le garde municipal a fait la découverte. Je suis un peu inquiet car s'il y a vraiment quelque chose de toxique dans l'eau, on est tous déjà contaminé. »
Alex Maria, vendeur d'eau de coco : « Je vends beaucoup d'eau de coco »
« Tous les samedis je suis à côté du marché et je vends de l'eau de coco. Avec la chaleur qui tape depuis plusieurs jours, je vends beaucoup d'eau de coco. Ce problème d'eau impropre à la consommation ne me fait pas vendre plus d'eau de coco. Le dispositif qui est mis en place est plus un principe de précaution pour tranquilliser et rassurer la population. Ce problème d'eau va creuser encore plus le portefeuille des habitants. »
David Egalité, habitant du bourg : « J'ai fait des réserves »
« Lorsque j'ai eu connaissance du problème, j'ai fait des réserves. Je regrette que les habitants des quartiers reculés n'aient pas été alertés du problème avec un véhicule municipal qui passe dans les quartiers avec un haut-parleur comme pendant la période des élections. Il faut aussi que le délai pour avoir les résultats soit plus court. Il faut informer la population pour éviter de grosses dépenses d'argent. »

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