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Liaisons dangereuses sur la Mana

Déborah NEUSY Mardi 26 Septembre 2017 - 09h54

JUSTICE. Deux riverains de la Mana, originaires de l’Hexagone, étaient jugés vendredi pour complicité d’orpaillage clandestin. Au vu de la complexité de l’affaire, le tribunal a mis sa décision en délibéré au 6 octobre.

C’est une affaire peu banale qu’a jugée le tribunal correctionnel, vendredi. Karine B. et Nicolas W.sont originaires de l’Hexagone. Ils demeurent en Guyane depuis plusieurs années et habitent le long de la Mana, près de saut Maman Valentin, une zone stratégique pour les orpailleurs.
Des activités suspectes ayant été remarquées dans leurs propriétés respectives, des perquisitions ont permis de retrouver, chez Karine B. notamment, de nombreux jerricans d’essence vides, une vingtaine de bonbonnes de gaz, des kilos d’aliments secs, plusieurs moteurs de pirogue, des téléphones satellites et de grandes quantités de bière, de rhum et de cigarettes, ainsi que des pépites d’or. À Nicolas W., il est également reproché d’avoir travaillé sans contrat de travail, d’avoir conduit un véhicule sans permis et d’avoir usurpé une plaque d’immatriculation.
Outre la complicité pour des activités d’exploitation minière illégale, il est reproché aux deux Mananais l’aide à la circulation irrégulière d’un étranger, à la vente ou la mise en circulation d’alcool et de cigarettes, ainsi que la détention d’or natif sans présentation de justificatif. Les prévenus, qui avaient déjà comparu en juin, avaient demandé un délai pour préparer leur défense.
UNE AFFAIRE COMPLEXE

Concernant les faits pour lesquels ils sont poursuivis, ils ont à nouveau nié une quelconque complicité concernant des activités d’orpaillage illégal. Karine B. a cependant reconnu avoir vendu et distribué de l’alcool et du tabac, tout en sachant qu’il s’agissait d’un délit. Quant à savoir si les orpailleurs qui passaient chez elle pour prendre un verre étaient légaux ou pas, elle a répondu que ce n’était pas à elle de contrôler leur identité, mais aux gendarmes installés non loin de là, au poste de contrôle.
Les avocats ont demandé la nullité des gardes à vue ainsi que des auditions, qui, selon eux, ne se sont pas déroulées en bonne et due forme. Ils ont estimé que ce dossier était basé sur des affirmations erronées. Le substitut du procureur de la République a requis deux ans de prison ferme pour chacun des prévenus.
Vu la complexité de l’affaire et l’heure tardive au moment de la suspension de séance pour délibérer, le président a décidé de repousser la décision du tribunal au 6 octobre.

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