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« Les violences envers les gendarmes inquiètent »

Propos recueillis par Hermann ROSE-ELIE Mercredi 17 octobre 2018
« Les violences envers les gendarmes inquiètent »
Le colonel Bruno Guyot (HRE)

Invité hier matin de Radio Péyi et France-Guyane, le colonel Bruno Guyot, commandant en second de la gendarmerie de Guyane, a déploré la recrudescence des agressions envers les gendarmes.

L'invité sur Radio Péyi avec France-Guyane, à 7h10 du lundi au vendredi






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LA GENDARMERIE DANS PLUSIEURS MANIFESTATIONS POPULAIRES
« Nous sommes dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, il faut entretenir le lien avec la population et pour cela toutes les occasions sont bonnes. »
SENTIMENT D'INSÉCURITÉ ET RÉALITÉ
« Les chiffres sont à la baisse et sont effectivement meilleurs que ce qu'ils ont été par le passé. Le sentiment d'insécurité est bien réel à cause d'affaires qui, parfois, défraient la chronique. La Guyane n'est pas un département où il y a plus de délinquance qu'ailleurs mais la délinquance dans ses formes les plus violentes y est surreprésentée. »
LES RELATIONS AVEC LA POPULATION
« Nous encourageons nos gendarmes à aller vers la population, à parler, à expliquer ce qu'ils font, aussi pour donner du sens à notre action. C'est vrai que le travail de gendarme est un métier par essence répressif, mais ça n'empêche pas d'entretenir ce lien avec la population, car on travaille à son profit. »
LA PEUR DU GENDARME
« Elle existe encore mais peut-être pas pour une partie de la population. Notamment chez les plus jeunes, il y a un rejet de l'autorité qui est plus fort que par le passé. C'est un phénomène national qui prend davantage d'ampleur en Guyane. Ce qui nous inquiète, c'est l'augmentation des violences sur les gendarmes. Je vous donne deux chiffres : en 2014, 10 jets de pierres ; à ce jour, nous en sommes à 75. C'est symptomatique. »
PAS DE ZONE DE NON-DROIT
« Il n'y a pas de zone de non-droit dans la République et c'est vrai. La gendarmerie va partout, cependant on ne va pas à Bagdad (Cognau-Lamirande, à Matoury, ndrl) comme on va à Family Plazza, pour notre sécurité et pour être efficace au profit de la population. Il y a des secteurs où l'on va avec des difficultés et des moyens différents. »
LA DÉLINQUANCE ROUTIÈRE
« Le bilan n'est pas bon : à la mi-octobre, nous sommes à 22 morts sur les routes de Guyane en zone gendarmerie, alors que le bilan global de l'an dernier était de 23 morts. On est loin des 36 morts de 2016, évidemment. Le travail est orienté sur les infractions graves génératrices d'accidents : l'alcool au volant qui est un vrai fléau et les deux-roues qui payent un lourd tribut. »
L'ORPAILLAGE CLANDESTIN
« On obtient des succès, car on arrive à réduire le nombre de sites d'orpaillage illégaux. Nos deux actions : la lutte contre les convois logistiques qui ravitaillent les orpailleurs et la priorité à certaines zones pour des raisons liées notamment à l'environnement. »

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10 commentaires

Vos commentaires

g6d 18.10.2018
élus exemplaires?

Quand un député, élu et décidant des loi se comporte comme Mélenchon l'a fait hier avec les forces de l'ordre, ou comme Léon Bertrand qui avait pris fait et cause pour un délinquant routier contre les forces de l'ordre, pourquoi voulez vous que les citoyens les respectent!

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GILLES BERNARD 18.10.2018

Si on veut du respect, il faut être crédible, et la législation française ne rend pas les forces de gendarmerie crédibles.
Quelle intérêt peut-on tirer à mettre des patrouilles en faction devant les collèges sans leur donner des moyens d'intervention coercitifs et immédiats?
Au Suriname, le tonfa et le pistolet n'ont pas besoin, à la moindre échauffourée, d'un avis favorable d'une délégation d'assistantes sociales pour être utilisés.

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dtc97300 18.10.2018

Quel bel exemple d'une grande démocratie où le peuple à voix au chapitre. Vivement l'indépendance que vous vous fassiez corriger de la sorte et que la Guyane indépendante trouve sa place dans le fin fond de tous les classements internationaux avec ses grands voisins démocrates que sont le Suriname, le Guyana, le Brésil ou le Vénézuela...lol

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Ergo sum 18.10.2018

C'est sûr qu'avec ses 72 ans de développement en tant que "département français" LOL, offre inestimable de la Mère Patrie, la Guyane indépendante serait dans un sacré pétrin. Loin du Suriname, entre le rien et le néant.
Ce qui réjouit notre dtc et ses semblables, ce qui les autorise à cracher sur les Guyanais. Le croient-ils en tout cas.

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dtc97300 19.10.2018

Non, juste « cracher » sur les xénophobes comme vous...Guyanais ou autres...effectivement je les exècre.

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Ergo sum 19.10.2018

Qu'est-ce qui vous fait dire que je suis xénophobe ?

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jml973 18.10.2018

Les gendarmes laissent tout faire aux gens qui ne respectent rien ni personne, notamment ceux qui mettent la musique, consomment de l'alcool et de la drogue. Lorsqu'on les appelle il ne font pas partir les gens et laissent la situation s'envenimer. Il ne font que passer en disant gentiment de baisser "un peu" la musique et quelques heures plus tard, ils ne contrôlent plus rien. Ils ne se font plus respecter donc ces racailles ne les respectent plus CQFD ! Il faudrait peut-être que le commandant de gendarmerie prenne la mesure de la situation en Guyane et que les gendarmes se remettent enfin à protéger efficacement la population plutôt que tout passer à ces racailles.

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xxl 18.10.2018
@monsieur le commandant

lors de mon engagement à l'armée, j'ai appris la hiérarchie, passant par vous pour interpeller le président de la république, pour deux choses/ 1ère qu'il redonne le droit et doit aux parents et aux grands parents de pouvoir faire l'éducation comme nos anciens faisaient et leurs devoir à la maison et 2ème qu'il donne aux jeunes dès 18 ans un minimum financier pour vivre décemment. Agréer, monsieur le commandant mes respects.

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antcorp 18.10.2018
pas de petit père du peuple

il faut arrêter de croire que l'état est responsable de tout,le devoir des parents est de donner l'éducation qu'ils veulent à leurs enfants; j'ai comme l'impression que certains on la nostalgie d'une bonne dictature qui dirigerai tout, même l'éducation dans les foyers

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xxl 18.10.2018
@monsieur le commandant

lors de mon engagement à l'armée, j'ai appris la hiérarchie, passant par vous pour interpeller le président de la république, pour deux choses/ 1ère qu'il redonne le droit et doit aux parents et aux grands parents de pouvoir faire l'éducation comme nos anciens faisaient et leurs devoir à la maison et 2ème qu'il donne aux jeunes dès 18 ans un minimum financier pour vivre décemment. Agréer, monsieur le commandant mes respects.

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