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SAINT-LAURENT DU MARONI

L'un des émeutiers présumés jugé aujourd'hui à Cayenne

Fabienta PROSPER Vendredi 16 septembre 2016
L'un des émeutiers présumés jugé aujourd'hui à Cayenne
La pharmacie de Saint-Laurent a rouvert dès mercredi, mais les dégâts sont nombreux (photo d'archives)

Au lendemain des émeutes qui ont marqué la ville, les administrations et les commerçants dont les bâtiments ont été dégradés ont entamé les démarches pour se faire rembourser. Un suspect est jugé cet après-midi.

Ce jeudi, Pascal Vinot se trouve devant sa pharmacie. La pharmacie Saint-Laurent du Maroni, située non loin du stade A. Dans la nuit de mardi à mercredi, des émeutiers ont cassé le volet métallique. « Ça fait beaucoup de peine de voir son bien ainsi, souffle le pharmacien. On se bat tous les jours pour maintenir son entreprise à flot. Quand on voit ça, ça fait encore beaucoup de travail et de tracas. » Malgré tout, la pharmacie a ouvert mercredi. « Ce n'est pas la première fois qu'ils tentent de rentrer. Cette fois-ci, ils ont réussi. Il y a eu du vol de matériel. C'est un sentiment de dégoût. On a l'impression que la situation de Saint-Laurent n'évolue pas! Aujourd'hui, il faut réparer et j'attends les devis. Mais je suis déjà à un bon millier d'euros en dépenses de réparation. Ils ont forcé les volets et cassé les portes vitrées. »
Depuis mercredi matin, des commerçants tentent de remettre à neuf leur magasin. Les magasins de la ville n'ont pas été les seuls à subir les débordements de la nuit d'émeutes. Le marché couvert a été dégradé, l'éclairage public aussi. Selon le maire Léon Bertrand, ce sera aux assurances de prendre la relève. Sinon l'État, comme ce sera le cas pour la sous-préfecture qui garde les traces du passage des pyromanes.
Suite aux émeutes, un majeur et un mineur ont été arrêtés. Ils ont été présentés hier soir à un magistrat du parquet. Le majeur est jugé cet après-midi dans le cadre des comparutions immédiates. Le mineur doit rencontrer le juge pour enfant.
Retour au calme pour Fabrice Magloire
Fabrice Magloire* est arrivé à Saint-Laurent aux alentours de minuit, dans la nuit de mercredi à jeudi. Il a été accueilli par sa famille, ses amis, des habitants qui l'attendaient depuis l'annonce de sa sortie, devant la caserne de la gendarmerie de Saint-Laurent. Il a été applaudi et acclamé.
Devant la caméra d'Éric Léon, il dira qu'il a une épaule déboîtée et qu'une de ses côtes est douloureuse. « J'ai eu deux verres d'eau et un croissant en deux jours de garde à vue. J'étais pieds nus. » Sa mère est émue aussi : « Mes enfants, c'est ma vie entière, et je me battrai jusqu'au bout pour eux, jusqu'à mon dernier souffle parce que je les aime. »
Son frère, Steve Monrose, ainsi que les autres membres de la famille, avaient demandé à la population de rester calme. Et ne cautionnaient pas les débordements du mardi soir. Ils ont tenu à remercier la population pour son soutien. Si la ville est restée assez calme hier et avant-hier, des jeunes ont tenté de commettre quelques délits, malgré la présence de nombreuses forces de l'ordre. Le patron d'une boutique de vêtements a dû en mettre dehors de force.
- Que nous avons malencontreusement appelé Fabrice Monrose, du nom de sa mère, dans notre précédente édition.

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1 commentaire

Vos commentaires

Hush 17.09.2016
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Bravo! Applaudissons et acclamons les conducteurs ivres, sans permis et en excès de vitesse. C'est ça ma Guyane. Toujours unis dans la débauche.

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