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ÉDUCATION

« L'enseignement va droit dans le mur »

Propos recueillis par Déborah NEUSY Vendredi 27 janvier 2017
« L'enseignement va droit dans le mur »
Alexandre Dechavanne, secrétaire départemental de la FSU (DN)

Hier, au cours d'une conférence de presse, le syndicat enseignant FSU a fait le point sur l'arrivée du recteur. Elle dénonce la situation des établissements scolaires, les conditions de travail des enseignants mais aussi des élèves. Son secrétaire départemental, Alexandre Dechavane, s'est aussi exprimé sur le mouvement qui a bloqué le rectorat ces derniers jours.

Selon vous, est-il nécessaire d'avoir un recteur d'origine guyanaise ?
Le problème n'est pas de savoir si le recteur est guyanais ou pas, mais bien s'il reconnaît que le système est malade et qu'il va falloir agir. Aujourd'hui en Guyane, il y a 10 000 enfants entre 6 et 16 ans qui ne vont pas à l'école et ce chiffre ne va cesser d'augmenter. On est en difficultés depuis des années, mais là, on est dans le mur. Nous avons déjà des Guyanais parmi nos inspecteurs. Leur mission est d'aller notamment sur le terrain, pour rendre compte des difficultés. Mais nombreux sont ceux qui n'ont pas envie d'aller dans les territoires isolés, ils préfèrent rester (à Cayenne). Ce sont des fonctionnaires qui ont bien souvent oublié la mission du service public qui est l'intérêt général.
Pourquoi la FSU n'a-t-elle pas participé au dernier mouvement avec la Steg-UTG et le comité Citoyens-Citoyennes ?
Nous les avions rencontrés à la mi-décembre lors d'une intersyndicale avec les syndicats de l'éduction pour réaffirmer les valeurs humanistes et fraternelles que nous portons dans nos organisations syndicales lors de la venue de la représentante du Front national. Nous ne partageons pas du tout ses valeurs radicales, de discrimination et d'exclusion. Et aujourd'hui, on va réclamer l'inverse via le biais d'un collectif, c'est-à-dire, choisir des gens en fonction de leurs origines ? C'est complètement contradictoire.
Que pensez-vous du nouveau recteur, Alain Ayong Le Kama ?
C'est quelqu'un qui a l'air d'avoir de la volonté, qui est lucide comme les autres l'ont été. Soit il pense être super épaulé et que les projets vont avancer, soit il accepte la réalité et met les mains dans le cambouis, en acceptant de s'occuper de missions qui normalement ne sont pas dans ses prérogatives. Il est conscient de certaines difficultés, mais je crois qu'un recteur ne s'attend pas, lorsqu'il arrive, à devoir se déplacer à Grand-Santi pour gérer des problèmes d'agressions...

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