France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

L'agression de l'ancien directeur de la Drac aux assises

Bernard DORDONNE Lundi 11 juin 2018
L'agression de l'ancien directeur de la Drac aux assises
Willis Troy lors de son arresttaion (photo d'archives)

Paul Léandri, ancien directeur de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), avait été menacé avec un couteau, séquestré et ligoté dans la nuit au 5 au 6 avril 2015. La fille d'un ami qui logeait chez lui avait été violée. L'un des auteurs est jugé à partir d'aujourd'hui et durant trois jours.

Les juges et les jurés de la 7e session de la cour d'assises se penchent à partir d'aujourd'hui sur l'agression de l'ancien directeur de la Drac de Guyane, Paul Léandri qui avait été victime dans la nuit du 5 avril 2015, dans sa maison de fonction, route des plages à Rémire-Montjoly, de deux jeunes hommes qui l'avaient frappé, menacé avec un couteau de cuisine, séquestré et ligoté. Ce soir-là, les deux individus s'en étaient pris à la jeune femme de 23 ans, fille d'un ami du directeur de la Drac, qui effectuait un stage en Guyane et était logée dans la maison de la route des Plages. Elle avait été violée par un des deux individus.
Sur les deux agresseurs, un seul sera présent dans le box des accusés. Willis Troy, 23 ans, un ressortissant du Guyana a été interpellé sept jours après les faits. Il avait été identifié par l'exploitation des vidéosurveillances et par une empreinte relevée sur la machine à laver du directeur.
Son complice Devon Brown est recherché par les forces de l'ordre. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt. Willis Troy a indiqué aux enquêteurs que Devon Brown était le meneur et l'organisateur de l'agression. Il a expliqué que l'idée de voler le directeur lui était venu après une proposition de nature sexuelle de la part de Paul Léandri.
Tout a commencé le 5 avril vers 18 heures, lorsque Paul Léandri, qui sortait d'une manifestation à Mana, avait pris en stop deux jeunes hommes s'exprimant en anglais, sur la RN1 au niveau de la commune d'Iracoubo. Après les avoir emmenés au restaurant à Cayenne, le directeur leur avait proposé de dormir chez lui.
Sur place, les deux individus s'étaient douchés et baignés dans la piscine et avaient utilisé la machine à laver pour nettoyer leurs vêtements. Paul Léandri les avait laissés en train de faire les « fous » dans la piscine et était parti se coucher.
MENACES DE MORT
Le directeur a raconté aux enquêteurs qu'il s'était réveillé en pleine nuit vers 2 heures et avait surpris ses invités qui glissaient ses affaires dans un sac. En le voyant, les deux individus ont saisi chacun un couteau de cuisine. Ils ont menacé de tuer le propriétaire s'il ne leur donnait pas de l'argent. Ils l'ont ensuite ligoté sur son lit en attachant ses mains et ses pieds. Vers 3 heures, la jeune femme, fille de l'ami du directeur, qui revenait d'une soirée, arrive à la maison. Les deux agresseurs l'ont aussitôt menacée avec un couteau en lui disant de ne pas crier sinon ils la tuaient. Ils l'ont conduite dans la chambre du directeur. L'un des agresseurs a assommé la jeune femme avec le manche du couteau. Il a ensuite mis sa main dans sa culotte... La victime a formellement reconnu son violeur sur la planche photographique fournie par les gendarmes. Elle a ajouté que son agresseur avait tenté d'avoir des rapports sexuels avec elle et que son camarade lui avait léché les seins.
Avant de partir les deux agressurs ont attaché la jeune femme et ont dérobé une chaîne en or, une montre des vêtements, des parfums, du matériel multimédia, une ordinateur portable et le téléphone du directeur.
L'accusé, qui sera défendu par Me Virginie Fettler, est mis en examen des chefs d'arrestation, enlèvement, séquestration, détention arbitraire d'otage pour faciliter un crime ou un délit.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire