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JUSTICE

Grogne et colère au palais de justice

Bernard DORDONNE Mercredi 11 avril 2018
Grogne et colère au palais de justice
Réalisés en site propre, les travaux dont le montant s'élève à plus de 2,8 millions d'euros entraînent de nombreux désagréments (BD)

Les magistrats, les greffiers et le personnel du tribunal de grande instance de Cayenne sont en colère. Les travaux, l'absence de papier de toilette et la présence de rats sont les principales raisons de la grogne.

Ca râle dans les couloirs du palais de justice à Cayenne. Hier après-midi, nous avons vérifié les faits et cherché à comprendre les raisons de la colère des agents, du personnel de greffe et des magistrats.
Il y a deux jours, une motion rédigée par des magistrats en colère est arrivée sur la boîte mail du personnel du palais et ainsi que sur celle des chefs de cour. Elle dénonce les conditions de travail, le bruit, la poussière, des toilettes du personnel bouchées et utilisées par les ouvriers ainsi que des rats qui font des « danses du ventre » dans certains coins du tribunal. Cette missive a aussi permis de libérer la parole d'un grand nombre d'agents qui parlent désormais de souffrance au travail.
Les conditions de déroulement des travaux de réaménagement du palais de justice débutés en janvier 2018 et dont la livraison est prévue en août de cette année pèsent lourdement sur le moral des troupes, a souligné, hier, un fonctionnaire rencontré sur les marches du palais de justice. « Lorsque le président du tribunal nous a parlé du lancement des travaux, on était satisfait des engagements qu'il avait pris, mais plus rien n'est observé, le plan de départ a été chamboulé, il n'y a plus de communication sur les déménagements. Ça ne se passe pas bien » déplore l'agent.
Le cas du personnel du bureau provisoire des compositions pénales a été pris en exemple pour démontrer l'importance du malaise qui règne au palais de justice : « Le local est dégueulasse. Le bureau n'a pas été nettoyé avant l'installation provisoire. Une petite surface pour quatre personnes dans laquelle il y a de la moisissure et des fougères qui poussent sur la baie vitrée du balcon » , souligne un autre fonctionnaire. Ils disent aussi qu'il n'y a pas de papier dans les toilettes et pas de robinet pour se laver les mains.
Pour les magistrats, comme pour les agents, ces conditions exécrables de travail du personnel sont préjudiciables aux justiciables. On dénombre un fort taux d'arrêts maladie chez le personnel du palais ainsi que trois magistrats en arrêt de travail.
Le président du TGI, Patrick Chevrier, dit comprendre la grogne. Il explique aussi avoir rencontré les autorités de la cour d'appel et a proposé de mettre en place un plan de prévention des risques psychosociaux comprenant notamment la souffrance et la violence au travail, les horaires, l'organisation et les rythmes du temps de travail, les contraintes psychosociales et les relations avec le public. Il devrait rencontrer dans les prochains jours le personnel lors d'une assemblée générale.

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