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MONTSINÉRY

En six mois, 47 porcs volés

T. F. Mercredi 1 Février 2017 - 09h29
En six mois, 47 porcs volés

Régulièrement délesté de ses bêtes par des voleurs, un éleveur de Matiti évoque son préjudice, ses difficultés mais aussi sa persévérance dans le développement de son activité.

Il arrive parfois que le terme de far west soit employé pour décrire la Guyane. Ou plutôt, certaines pratiques, délinquantes ou criminelles. S’il est une activité délictueuse qui était en vogue dans ce fameux Ouest nord-américain, c’était le vol de têtes de bétail. Du braconnage, par conséquent. Or, nombreux sont les éleveurs de Guyane qui se plaignent d’en être régulièrement victimes. Pour exemple, Lionel Dinal. Depuis six mois, pas moins de 47 porcs lui ont été dérobés dans son exploitation.
Les derniers en date ont été retrouvés par la gendarmerie de Rémire-Montjoly, dimanche matin (lire ici). Dans le quartier des Manguiers, sur la route des Plages, les militaires ont surpris quatre personnes en train de dépecer un boeuf et quatre cochons. Ces derniers appartenaient tous à Lionel Dinal.
« J’ai commencé mon exploitation en juillet dernier, explique l’éleveur. On prend des porcs qui font 15 kg et on les engraisse avant de les vendre quand ils font au moins 120 kg. » Son seul problème est que la période d’engraissement dure de cinq à six mois. Or, depuis qu’il a commencé son activité, la plupart de ses porcs sont volés avant même qu’il puisse les vendre. « Ils sont venus la veille de Noël, du Nouvel An, le samedi d’après, etc., raconte-t-il. Six vols en un mois pour un préjudice d’environ 36 000 euros. Les gars se sont acharnés. Ils sont organisés et ils n’ont pas peur. »
DISPOSITIF DE TRAÇAGE DES BÊTES
Sur son installation, Lionel Dinal a prévu d’engraisser jusqu’à 200 porcs. Encore fautil que les bêtes restent assez longtemps sur place. « Ils nous ont volé beaucoup de jeunes qui ne pèsent pas encore 30 kg, constate l’éleveur. C’est très embêtant. C’est cinq mois de travail volé à chaque fois. »
Toutefois, malgré ces vols répétés, Lionel Dinal ne laisse pas transparaître le moindre découragement. D’autant qu’il dispose désormais d’un dispositif de traçage afin de retrouver et d’identifier ses bêtes. « Il me reste 50 porcs », glisse-t-il. Nul doute que ceux-là vont être très difficiles à dérober.

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