Elle vole une personne âgée et malade
D.N.W.
France-Guyane
28.07.2010
Une jeune femme profitait de ses visites à une personne âgée grabataire pour lui dérober son argent. Elle a été condamnée à six mois de prison avec sursis.
CAYENNE.
Une jeune femme de 24 ans a profité d'une visite dominicale à une personne de 77 ans, grabataire, pour faire main basse sur les économies de celle-ci, soit 2 250 euros. Elle a aussi inscrit à son palmarès un vol de 50 euros le 12 juillet. Et a volé 150 euros et son téléphone portable à une voisine le 20 juillet. Des faits qui lui ont valu une comparution immédiate vendredi. Dans un premier temps, elle a refusé d'être jugée tout en reconnaissant les faits. Puis, sur les conseils de son avocate, elle s'est ravisée.
« Des faits ignobles! Perpétrés pour un seul et même but : satisfaire sa toxicomanie, souligne le procureur. C'est une petite voleuse qui ne s'embarrasse pas de scrupules. Elle ne respecte pas la vulnérabilité des personnes âgées. Elle rodait dans le quartier. Ce qui est étonnant, c'est qu'elle n'est pas connue de la justice. » Bien qu'ayant à faire à une primo délinquante, il requiert une peine de huit mois d'emprisonnement ferme, assortie d'une mise à l'épreuve comportant l'obligation de soins et d'indemnisation des victimes.
L'avocate de la défense, Me Julie Page, reconnaît que ces vols ont dû être pénibles pour les victimes, présentes à l'audience. Mais elle demande au tribunal de croire en la sincérité des excuses de sa cliente. « Il faut impérativement tenir compte de la personnalité de cette femme, mère de trois enfants » , insiste l'avocate en rappelant que sa cliente a été par le passé victime d'un grave accident qui lui a laissé des séquelles. Pour elle, son addiction au crack n'est peut-être pas étrangère à cet accident et ses conséquences. Aussi, l'avocate propose aux juges que la prévenue « signe un contrat avec la société et les victimes » et qu'elle entame un suivi médical pour se désintoxiquer.
Après délibérations, la prévenue est condamnée à six mois de prison avec sursis. Une peine assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans comportant l'obligation de soins et de remboursement des victimes. Elle leur doit donc 3 100 euros au total.