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Destruction matinale de squat

T.F. France-Guyane 11.02.2010

La maison située face à la gare routière a été détruite hier matin (TF)

Occupée illégalement depuis des années, la maison située à l'angle des rues Montravel et Raynart, en face de la garde routière de Saint-Laurent, a été détruite hier matin.

Encore vêtue d'une simple nuisette, une femme tire énergiquement un lit sur la pelouse qui borde la rue. Vingt mètres plus loin, un petit bananier vibre sous les coups de la pelleteuse. Depuis 7 heures, l'imposant engin s'attaque à la destruction d'une vieille maison de Saint-Laurent, à l'angle des rues de Montravel et Raynart, face à la gare routière. Une demeure abandonnée depuis plus de dix ans et occupée illégalement par des squatteurs en tout genre.
La municipalité de Saint-Laurent a engagé des procédures il y a deux ans afin de pouvoir détruire la vieille bâtisse. Adjoint au maire chargé des questions de sécurité, Laurent Adelaar explique : « La procédure a été longue. La maison était squattée et ça entraînait des problèmes de voisinage. Les occupants allaient dans l'ancienne caserne des pompiers pour récupérer de l'eau, etc. » En début de semaine, pas moins de dix-huit personnes étaient encore installées dans la maison délabrée. « On est passé les prévenir que la démolition allait avoir lieu » , précise le chef de la police municipale, Pascal Thomas. Toutefois, quelques occupants n'ont manifestement pas pris l'avertissement au sérieux, et jettent des regards haineux aux policiers qui encadrent l'opération.
Avant de pouvoir lancer les procédures, la municipalité a obtenu l'accord du propriétaire des lieux. Réticent dans un premier temps, Claude Sooambar a finalement cédé. Hier matin, il a assisté à la démolition. « J'ai acheté la maison il y a une trentaine d'années, raconte-t-il. Mais elle doit dater du début du siècle dernier. Elle est toute en bois, mais attaquée par les fourmis et les termites. Les réparations sont trop chères. C'est dommage, c'était une belle maison. Je voulais la conserver, mais c'est impossible. Et puis comme elle était occupée par des gens et qu'elle était insalubre (un arrêté de péril avait été pris par la municipalité), ça m'a décidé. Parce que s'il y a un problème, je suis responsable. »
De fait, outre les trafics en tout genre abrités par la vieille demeure, elle a également été le théâtre d'un meurtre en février 2009. « Ça me fait un pincement au coeur, mais je suis surtout soulagé » , assure Claude Sooambar.
Quant aux occupants expulsés, ils sont partis, cartons sous le bras, en quête d'un nouveau logement de fortune.
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Les commentaires

LIBERTE EXPRESSION12.02.2010

Pourquoi la municipalité de St Laurent avec la DRAC GUYANE (subvention europe et/ou de la DRAC au titre de la restauration du patrimoine bati) n'a pas réhabilité cette très belle maison créole (patrimoine Guyanais) ? Il y a toujours une solution à un problème mais celle-ci à mon avis est carrément trop expéditif... On efface notre patrimoine du «petit Paris»... Historiquement parlant !... (un bel ensemble architectural datant du temps du bagne)... qu'en pense l'adjoint chargé des affaires culturelles ? La Direction régionale des Affaires culturelles de Guyane (D.R.A.C.), est un service extérieur du Ministère de la Culture et de la Communication placé auprès du Préfet de Région. En 2003, la DRAC a pu lancer les réhabilitations de 35 maisons créoles, dans différentes communes de la Guyane, ainsi que la restauration de monuments historiques... organisatrice des Journées du patrimoine dans toutes les communes de la Guyane. L'organigramme de la D.R.A.C. reflète la diversité de ses attributions. On y trouve classiquement des services chargés de la politique du patrimoine, et de services qui interviennent dans les domaines de la création artistique et du développement culturel. Dans ces deux grands domaines, les fonctions assurées sont diverses : application des réglementations, recherche, documentation, interventions financières (soit en gestion directe, soit en subventions versées aux structures culturelles et aux propriétaires d'immeubles à caractère patrimonial).

suimieulakchévou12.02.2010

Réponse à Christiane qui dit n'importe quoi. Il faudrait en plus laisser aux squatters le droit de recours ? Et puis quoi encore ? Demander au pauvre propriétaire de mettre tout le confort pour ces messieurs et dames ? Vraiment Christiane vous exigez la défense du pauvre avec l'argent des autres. C'est facile pour vous. La municipalité a eu bien raison de démolir cette habitation dangereuse. Cela dit bien sûr c'est dommage pour le patrimoine de perdre cette jolie maison créole, mais il fallait choisir la situation la moins à risque pour les gens honnêtes et c'est fait... et bien fait.

Christiane11.02.2010

Cela pourrait être de l'abus de pouvoir municipal déguisé. Ce que le journaliste aurait dû essayer de creuser. Pour déclarer une habitation en péril, il faut qu'elle menace de s'effondrer d'une minute à l'autre. Etait-ce le cas ? Même squatters, les habitants auraient pu déposer un recours contre cet arrêté. L'ont-ils fait ? Sans doute pas : ceux qui ne connaissent pas tous leurs devoirs ou vivent dans la misère, ne connaissent pas tous leurs droits

NON A L ARTICLE 7411.02.2010

POURQUOI LA MUNICIPALITÉ DE ST LAURENT AVEC LA DRAC GUYANE N'A PAS RÉHABILITÉ CETTE JOLIE MAISON CRÉOLE (PATRIMOINE GUYANAIS)???... QUEL GÂCHIS !!!...

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10 février 2012