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JUSTICE

Des procès dans une salle de formation, les avocats se fâchent

Bernard DORDONNE Vendredi 02 février 2018
Des procès dans une salle de formation, les avocats se fâchent
En raison de l'état de confinement de la salle de formation, les avocats ne pouvaient pas rentrer (DR)

Hier matin, un incident à l'audience de la chambre des appels correctionnels sur intérêts civils a entraîné la colère des avocats et le renvoi des affaires. Un fait qui remet sur le tapis la construction d'une cité judiciaire.

Hier matin, le bâtonnier de l'ordre des avocats, Me Georges Bouchet, a piqué sa première colère dans l'exercice de ses nouvelles fonctions suite à un incident qui s'est déroulé à l'audience de la chambre des appels correctionnels sur intérêts civils.
Les audiences de cette chambre devaient, en effet, se tenir dans la salle de formation du Sar (Service administratif régional) situé rue Maissin, à 100 mètres de la cour d'appel. Le bâtonnier a indiqué à la cour que les avocats refusent de plaider car la salle ne répond pas aux conditions de sécurité, de dignité et de publicité des débats. Pour le bâtonnier, la cour d'appel n'a pas les moyens de ses activités juridiques. « La seule salle d'audience est confisquée en permanence par les assises. Les chefs de cour se rabattaient sur les salles d'audience du TGI mais ce dernier est en travaux. Il n'est pas question pour les avocats de plaider dans une salle de réunion. Je vais réunir le conseil de l'ordre » , a indiqué le bâtonnier en expliquant que les avocats vont demander le renvoi de toutes les affaires qui vont se dérouler dans des salles qui ne répondent pas aux conditions de sécurité, de dignité et de publicité des débats.
Cet incident a été l'occasion pour le bâtonnier et les chefs de cour de remettre sur le tapis la demande ancienne de la construction d'une cité judiciaire.
Pour la première présidente de la cour d'appel, Marie-Laure Piazza, cette situation est dramatique. « J'attends la motion des avocats pour trouver des solutions que j'espère provisoires. On va encore une fois bricoler » , s'indigne le magistrat qui rappelle que la décision de la construction d'une cité judiciaire est inscrite au Journal Officiel. Et de poursuivre « qu'à la différence de ce qui se passe à Saint-Laurent avec la création d'un TGI et de la maison d'arrêt, malgré l'engagement qui a été pris sur la construction d'une cité judiciaire, il n'y a aucune recherche de surface foncière, et aucune annonce officielle » .

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