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Bijouteries braquées en 2010 : la PJ auditionne un homme au Brésil

S. R. France-Guyane 15.11.2011

La bijouterie Jégou a été braquée le 7 août 2010 (photo d'archives)

Deux bijouteries ont été braquées, courant 2010. Des coups de feu ont même été tirés, blessant un vendeur. La police judiciaire a mis la main sur quatre suspects, dont un est incarcéré au Brésil pour une autre affaire de braquage.

Ils étaient deux et ont tout pris dans la bijouterie de la cité Eau-Lisette à Cayenne, ce 27 mai 2010. Le préjudice a été évalué à 20 000 euros. Deux hommes armés de pistolets ou de revolvers ont fait le coup. Leur visage n'était pas masqué. Un troisième homme est impliqué.
Le 7 août 2010, c'est la bijouterie Jégou, sur l'avenue Léopold-Héder, qui est victime d'un autre braquage. Deux hommes tirent deux coups de feu. Le premier manque sa cible, un employé. Mais le fils du gérant sera atteint au ventre. Par chance, il s'en sortira. Les malfrats partiront avec une seule bague. Et encore, de faible valeur.
Deux enquêtes sont ouvertes par la police judiciaire (PJ). Des portraits robots sont dessinés. Des suspects sont identifiés. Deux des trois hommes suspectés pour le premier vol à main armée auraient braqué la seconde bijouterie.
Au mois d'août 2010, des policiers interpellent un homme de 28 ans d'origine colombienne qui avait sur lui une arme sans autorisation. Sa ressemblance est frappante avec le portrait-robot. Devant les policiers, il s'explique et met en cause des complices pour le premier braquage. Le suspect est mis en examen et écroué. Un Français de 24 ans est arrêté le 4 octobre 2010. Lui aussi sera mis en examen et incarcéré. Ces deux hommes parlent d'un troisième, un Brésilien de 29 ans, qui les aurait aidés. Mais depuis, l'homme dort en prison à Macapá pour un autre vol à main armée et des menaces de mort.
La PJ obtient l'autorisation d'aller l'auditionner dans sa maison d'arrêt brésilienne. Un officier de la police aux frontières (PAF) parlant portugais les accompagne. Ils s'y sont rendus tous les trois le 20 octobre. Hélas pour la PJ, l'homme « n'a rien reconnu » . Mais les enquêteurs ne perdent pas espoir car ils ont d'autres éléments prouvant son implication.
Toujours le mois dernier, mais le 26 octobre, un dernier suspect, lui aussi d'origine brésilienne et âgé de 34 ans, est arrêté. Il avait un rôle qualifié de « périphérique » dans le dossier. Il a été laissé libre. Pour le moment, il n'est pas poursuivi. L'enquête sur les deux braquages, placée sous l'autorité d'une juge d'instruction, se poursuit. Hier, elle auditionnait justement l'un des mis en cause.
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