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Albert Darnal à la barre

A. G. Vendredi 19 mai 2017
Albert Darnal à la barre
Albert Darnal et Me José Lama, hier, à la sortie de l'audience (AG)

Hier matin, l'affaire opposant le syndicaliste Albert Darnal et le directeur de la Régie communautaire de transport (RCT) a été jugée au tribunal d'instance de Cayenne. La décision a été mise en délibéré au 15 juin.

Hier matin, c'est une affaire de mot qui a rameuté les syndicalistes de l'UTG au tribunal d'instance de Cayenne. Le mot en question ? « Chien. » Cette insulte aurait été adressée au directeur de la Régie communautaire de transport (RCT) de la communauté d'agglomération du Centre littoral (CACL), Richard Canchon, et vaut à Albert Darnal, ex-secrétaire général de l'UTG, de se retrouver à la barre (lire notre édition du 8 mars). Les faits se seraient déroulés le 18 novembre 2016 lors d'une réunion de négociation à l'hôtel de ville de Cayenne visant à une sortie de grève à la RCT. Cependant, le défendeur nie les faits. « C'est de la mascarade [...] J'ai refusé de parler avec lui. » Le hic, c'est que quatre témoins, dont le maire de Cayenne Marie-Laure Phinéra-Horth, confirment la version du directeur. Pour la défense, trois syndicalistes présents lors de la réunion affirment qu'Albert Darnal ne l'a pas traité de « chien » .
« VOUS VOUS DEVEZ D'ÊTRE EXEMPLAIRE »
Me José Lama, avocat de la défense, commence par remettre directement en question la citation. « Il ne suffit pas de dire : j'ai été traité de « chien » . La loi exige que les paroles exactes soient précisées. » L'emploi de cette stratégie de défense rassure Me Maurice Chow Chine, l'avocat du demandeur. « À chaque fois, dans ce genre d'affaires, on soulève l'exception de nullité. » Les hostilités sont lancées. Face aux questions du juge Benoît Rousseau, le défendeur choisit de s'exprimer : « On parle d'un homme qui qui s'est permis de dire qu'il avait maté les Kanaks en Nouvelle-Calédonie et qu'il materait les Guyanais. [...] S'il m'avait poursuivi pour l'avoir traité de colonialiste, j'aurais assumé car c'est un colonialiste. » L'avocat du demandeur, Me Chow Chine, se tourne vers Albert Darnal : « Vous êtes un homme respecté par les personnes ici et par moi-même mais vous vous devez d'être exemplaire » , avance-t-il. Un léger rire parcourt l'assemblée lorsqu'il explique que ce procès ne vise pas à attaquer la parole des représentants syndicaux ou le droit de grève. « Je suis déçu car je m'attendais à ce que M. Darnal assume ses propos » , conclut-il. Albert Darnal encourt 4 000 euros d'amende. Le jugement sera rendu le 15 juin.
ILS ONT DIT
Marie-Ange Chénière- Jean-Baptiste, secrétaire UTG chargée de la formation, un des témoins : Où va-t-on ?
Si aujourd'hui les responsables des syndicats ne peuvent rien dire et que leurs propos sont déformés et incompris, où va-t-on ? Nous n'aimerions pas être dans l'incapacité de défendre les salariés.
Laurent Gueguen, secrétaire du comité administratif UTG : Une attaque vile
C'est une attaque vile, une attaque qui n'aurait pas lieu d'être. Sachant qu'il était en fin de mandat et est aussitôt assigné en justice. Ce matin, nous sommes peu nombreux mais nous étions une cinquantaine pour la marche jusqu'au tribunal quand l'audience a été reportée. Il y a eu une volonté de casser ce premier élan.
Jean-Claude Clet, adjoint au suivi des sections UTG : Non à la répression syndicale
C'est pas d'aujourd'hui qu'on a essayé de casser le mouvement. Tous les gouvernements qui se succèdent essaient de faire taire les travailleurs. Nous disons non à la répression syndicale. Aujourd'hui, on est là pour montrer notre soutien et notre solidarité à Albert Darnal.

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4 commentaires

Vos commentaires

papou 23.05.2017

philsa973 où vous y reconnaîtrez vous à l'heure actuelle ???

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philsa973 21.05.2017
Passe droit

Parce qu'on est syndicaliste , on a le droit à l'outrance....
Pauvre France, pauvre Guyane...
Marre de ces syndicalistes qui n'ont aucune limite.
L'UTG est habitué du fait.. La grève à EDF et au CHAR en est une preuve de plus.
Marre de ces syndicats non représentatifs puisque élus par une minorité de salariés votants. Les autres comme moi ne se retrouvent dans aucun syndicat.....

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Averty 21.05.2017
Choquant!

5 témoins d'un côté, 3 de l'autre... Donc soit 5, soit 3 qui mentent! En tant que citoyen justiciable, j'apprécierais beaucoup, qu'une fois le jugement rendu dans un sens ou dans l'autre, ceux qui ont menti soient condamnés pour faux témoignage!

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joko973 21.05.2017
Un chien de ma chienne

En quoi les propos de Barbichette auraient-ils pu être déformés ? Il aurait précisé la race du chien ? un caniche, un yorkshire, un doberman ou un berger allemand ? Nous savons tous que l'UTG n'est pas un syndicat raciste...

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OCELOT 20.05.2017

Commentaire supprimé par la rédaction

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