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Un dispositif contre les harceleurs

Angélique GROS Vendredi 09 novembre 2018
Un dispositif contre les harceleurs
Neuf jeunes ont pris place dans le hall du rectorat hier matin pour sensibiliser le public au harcèlement scolaire (Angélique Gros)

Hier, à l'occasion de la Journée nationale contre le harcèlement scolaire des élèves ambassadeurs étaient présents au rectorat pour faire de la sensibilisation.

1- GÉNÉRALISATION DU DISPOSITIF ÉLÈVES AMBASSADEURS
À l'occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, neuf élèves ambassadeurs étaient au rectorat pour faire de la sensibilisation autour de cette thématique. Trois cent quatre-vingt-un ambassadeurs et 67 sentinelles, élèves en binôme avec un adulte, ont été formés en octobre 2017 dans tous les collèges et lycées, sauf un établissement à Saint-Laurent. Le dispositif est depuis entrain d'être étendu dans le premier degré avec la formation de 563 jeunes ambassadeurs en avril. Depuis la rentrée, une dizaine de formations ont eu lieu et la prochaine se déroule le 12 novembre à l'école Sainte-Thérèse de Rémire-Montjoly.
2- LA MÉTHODE DE LA PRÉOCCUPATION PARTAGÉE
La mission première de ces élèves est préventive. Ils sont encadrés par des référents, 52 en école et 53 en collège et lycée. Des équipes dédiées sont aussi formées autour de ce référent. « Lutter contre le harcèlement est une dynamique de groupe. On utilise la méthode de la préoccupation partagée qui est efficace quand les situations débutent et que les conséquences ne sont pas trop graves. Le lycée Michotte l'a mise en place dans quatre ou cinq cas de moqueries et humiliations et ils ont tous été résolus » , explique Véronique Baboul, référente académique de lutte et de prévention contre le harcèlement. Une réunion de suivi aura lieu d'ici la fin de l'année avec les directeurs d'établissements pour faire le point.
3- LES PARENTS AMBASSADEURS
Le rectorat a aussi développé un nouveau concept de coéducation : la formation de parents ambassadeurs. « En 2016, des parents de Sinnamary m'ont demandé plus qu'une sensibilisation : une formation » , explique Véronique Baboul. Depuis l'idée a fait son chemin et 38 parents ont été formés à Kourou, Matoury, Iracoubo et Sinnamary. Les parents intéressés par cette formation gratuite de trois heures peuvent s'inscrire lors des cafés des parents.
4- UN DISPOSITIF QUI LAISSE CERTAINS SCEPTIQUES
Si le taux d'enfant touchés par le harcèlement scolaire est en légère baisse au national, les chiffres pour la Guyane ne sont pas disponibles car le programme a démarré avec un an de retard. Ce dispositif laisse l'enseignant Pascal Briquet sceptique, « Ce sont des situations quotidiennes et c'est vrai qu'il faut que nous soyons formés à ça. Un plan harcèlement a été présenté lors d'un conseil d'administration en juillet, mais on n'a pas eu de nouvelles pour la formation. » Un programme qui ne convainc pas non plus la conseillère d'éducation, Martine Nivoix. « C'est bien de former les élèves mais concrètement, plus on monte en âge, moins c'est efficace et ils peuvent eux-mêmes être exposés, c'est-à-dire être eux-mêmes victimes de harcèlement de la part d'autres élèves. »
ILS ONT DIT
Loup, 3e au collège Saint-Paul à Cacao : « C'était horrible »
« Je suis devenu ambassadeur car en primaire, j'ai été harcelé pendant toute une année. C'était horrible et je n'ai pas envie de voir d'autres personnes subir ça. Je n'ai pas dû intervenir, mais l'une de mes camarades a déjà été sollicitée. »
Mary-Lee, CM2 à l'école Jean-Macé à Cayenne : « On l'insultait »
« Dans mon école, j'ai dû aider une amie qui était harcelée par rapport à son physique. On l'insultait de baleine échouée, etc. Je suis allée voir ceux qui se moquaient d'elles, mais ils ne m'ont pas écoutés alors je suis allée voir la directrice qui les a convoqués. »

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