Sept jeunes à cheval sur leur formation
A.V.
France-Guyane
28.01.2012
La formation se déroule par le biais de la Mission locale régionale au club La Césarée ( AV)
Sept jeunes ont démarré en septembre une formation de deux ans pour devenir palefreniers et soigneurs. Pour certains, il s'agit d'un premier contact avec les chevaux.
Carlos Topo veut monter un club hippique à Apatou. Rien d'étonnant de prime abord puisque la commune, désormais accessible par la route, est amenée à se développer. Mais ce qui surprend, c'est qu'il y a quelques mois à peine, le jeune homme de 25 ans n'avait jamais eu de contact avec un cheval. Mais il a intégré, par le biais de la Mission locale, une formation qualifiante au club La Césarée. « Ce n'est pas facile, reconnaît Carlos aux côtés de sa monture. Il y a beaucoup de choses à apprendre, mais quand on aime, on s'accroche. » Carlos n'est pas le seul à aimer ce qu'il découvre. Loïc Pons, Brunelle Eugène, Fabien Sommier, Peter Henkie, Jean Tallonneau et Fadil Jacquet prennent, eux aussi, part à la formation. Chacun à son projet. Loïc veut être moniteur, Fabien, originaire de Maripa-Soula, veut faire de l'élevage... Hier, certains d'entre eux ont été évalués et passé leur « Galop 2 » , sous les yeux de formateurs, visiblement fiers. « Je trouve qu'en quinze jours, certains ont fait énormément de progrès, note Marie Loret, élève instructeur. Ils sont tous plutôt sportifs, mais ils sont aussi très motivés et assidus. » Des projets à Apatou, Maripa-Soula...
À l'origine de la formation, il y a une étude menée par Comité régional d'équitation. « Nous avons besoin, en Guyane de quatre à cinq moniteurs et d'une dizaine de soigneurs, indique Sarah Bouffet, membre du CRE. Nous avons ensuite fait des tables rondes avec la Mission locale régionale pour proposer cette formation. » Celle-ci est financée par la Région et à 75% par le Fonds social européen, pour un total de près de 194 000 euros. Ce qui permet, aux stagiaires, de ne pas avoir à payer leur apprentissage. Brunelle est la seule fille du groupe. « Je cherchais un travail et je suis passée par la Mission locale. Lorsqu'ils m'ont proposé cette formation, j'en avais déjà trouvé un, mais j'ai voulu y participer quand même. » Depuis, la jeune fille de 20 ans s'implique dans cette formation, travaille à temps partiel, tout en se préparant à passer son permis de conduire. Son objectif, travailler avec des enfants et des chevaux.