France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Actualité
  • - Éducation / Santé / Environnement
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Rythmes scolaires : le casse-tête continue

A.S.-M. Jeudi 05 juin 2014
L'organisation du périscolaire s'annonce compliquée pour la rentrée prochaine, les futurs rythmes n'étant toujours pas connus (photo d'archives)

La journée banalisée de mardi dans l'éducation était destinée à recueillir les avis des enseignants sur les rythmes scolaires. L'idée d'une journée continue fait son chemin, mais ce n'est pas si simple.

« Pourquoi ne pas favoriser la journée continue, le matin, sur cinq jours, avec un développement du périscolaire, sous forme d'activités sérieuses, l'après-midi, dans le cadre d'un service public ? » La question est posée par le Steg-UTG dans un communiqué où le syndicat se pose clairement contre la réforme des rythmes scolaires, telle qu'elle a été appliquée cette année. Il évoque les problèmes de transport, la fatigue des enfants et surtout l'incohérence d'uniformiser les horaires sur l'ensemble de l'académie.
Le constat est peu ou prou le même au Snuipp où on affirme que les enseignants de Matoury, lors de la journée banalisée de mardi, se sont majoritairement exprimés en faveur de la journée continue. « On pourrait envisager les cours de 7 h 30 à 12 h 30, puis la cantine et le périscolaire de 14 heures à 16 heures, trois fois par semaine. Cela laisse une demi-journée pour faire du soutien scolaire » , imagine Alexandre Dechavanne, co-secrétaire départemental du Snuipp. « Mais cela implique qu'on pense le périscolaire pas seulement dans les écoles, mais dans les quartiers. »
DÉVELOPPER LES CANTINES
Du côté du SE-Unsa, on est moins enthousiaste. « Certaines municipalités semblent déjà préparer la journée continue » , s'inquiète son secrétaire général, Didier Dorlipo. « Mais on ne sait pas exactement quelle est l'étendue de leurs connaissances sur le décret. » Car le décret Hamon, s'il assouplit la réforme voulue par Vincent Peillon, conserve tout de même l'idée de huit ou neuf demi-journées, ce qui implique une restauration scolaire. La crainte de l'Unsa, exprimée aussi par d'autres syndicats, est que certaines mairies confondent collation et restauration. L'ensemble des syndicats s'accordent d'ailleurs sur la nécessité de développer les cantines.
L'idée de la journée continue est loin d'être nouvelle. Elle est déjà appliquée dans plusieurs communes comme Rémire-Montjoly et Saint-Laurent. La difficulté concerne les activités périscolaires, qui seraient proposées au moins trois après-midi par semaine. Si Rémire le fait déjà de longue date, toutes les communes n'ont pas les mêmes possibilités. « À Cayenne, ce serait vraiment compliqué » , confie Aurore Fancilus-Smith, directrice générale des services de la commune. « Nous avons plus de 10 000 enfants scolarisés, il faudrait que le tissu associatif suive. En plus, dans ce cadre, ça ne serait plus gratuit et je ne suis pas sûre que tous les parents puissent payer. »
DES AVIS RECUEILLIS JUSQU'AU 12 JUIN
Neuf demi-journées avec périscolaire en deuxième partie d'après-midi, huit demi-journées avec une demi-journée de périscolaire ou journée continue, ce sont en gros les trois possibilités envisageables pour la rentrée. Le rectorat a jusqu'au 12 juin pour recueillir les avis des uns et des autres. Ensuite, ce sera au ministère de trancher et aux communes de s'organiser. La rentrée de septembre s'annonce compliquée. Il y aura forcément des mécontents.
- Lire aussi en page 7 sur le même sujet.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

kiki973 06.06.2014
AVIS OU PARTI PRIS

L'avis normalement neutre doit venir de médecins et non des confréries qui vont défendre leurs corporations ou leurs intérêts personnels. La première chose à faire en matière de rythmes est de réduire les vacances d'été à sept semaines. Là se situe la plus grande incohérence liée aux souci de Jules Ferry de négocier avec le parti paysans. L'école pour les garçons et les filles contre les vacances permettant d'accomplir les travaux des champs.

Répondre Signaler au modérateur
L'info en continu
1/3