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Quand des « perturbateurs » deviennent ambassadeurs

Prince ESSONNE MFOULOU-ZÉ Samedi 09 juin 2018
Quand des « perturbateurs » deviennent ambassadeurs
Les nouveaux ambassadeurs de l'apaisement de la vie scolaire sont mieux compris par leurs camarades (PEM)

Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Des élèves anciennement « perturbateurs » du bon climat scolaire au sein et aux abords du collège Maurice-Daumesnil du quartier Concorde à Matoury ne seront plus les « brebis galeuses » de leur établissement. Un programme de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) a transformé quatorze d'entre eux en ambassadeurs du respect des règles et des convenances de la vie scolaire.

Le collège Maurice-Daumesnil, situé dans le quartier Concorde, à Matoury, parviendra-t-il a endiguer une fois pour toutes le phénomène de violence auquel il est confronté depuis le début de l'année ? Un programme d'encadrement mené par l'adjudant-chef Jean-Claude Varlez de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) semble avoir apaisé quatorze de ses élèves les plus turbulents. C'est ce qui ressort du rendu qui en a été fait vendredi matin au sein de l'établissement. Deux des élèves ayant suivi ledit programme ont témoigné de leurs nouvelles résolutions devant leurs petits camarades, en présence du personnel d'encadrement du collège. Olivier Ginez, directeur de cabinet du préfet, le général Patrick Valentini, commandant de la gendarmerie de Guyane, Louis-Félix William, directeur de cabinet du recteur et Marcel Deldu, responsable de l'équipe mobile de sécurité du rectorat étaient également présents. Ce qui augure de l'importance accordée à l'exercice.
« APPRENDRE QU'ILS POUVAIENT ALLER EN PRISON À PARTIR DE 13 ANS LEUR A FAIT PRENDRE CONSCIENCE »
« Une réunion extraordinaire des partenaires de la convention Évidence, après la série de troubles survenues au collège en début d'année scolaire, a décidé qu'on intègre les élèves perturbateurs dans un programme qui favoriserait l'apaisement des tensions au collège » , indique l'adjudant-chef Jean-Claude Varlez, commandant de la BPDJ. Le programme d'une quinzaine d'heures, réparties sur plusieurs semaines, a débuté en janvier. « Au début, je ne savais pas de quoi il allait en retourner, concède l'adjudant-chef. Mais les élèves ont choisi eux-mêmes les sujets » . Le programme a consisté à créer avec les collégiens un diaporama qui aborde plusieurs aspects de la violence en milieu scolaire, telles les violences physiques et même les violences sexuelles. « J'ai vu d'énormes changements s'opérer chez les élèves, a encore indiqué Jean-Claude Varlez. Apprendre qu'ils pouvaient aller en prison à partir de 13 ans leur a fait prendre conscience des conséquences que peuvent avoir un comportement qui va à l'encontre des règles. »
« CE QUE NOUS AVONS APPRIS NOUS A CHANGÉ »
Glwadys Adonaï, conseillère principale d'éducation, a exprimé son entière satisfaction : « Les enfants se rendent compte que nous tenons, à l'intérieur de l'établissement, le même discours qui leur est tenu l'extérieur. Ils ont appris que les règles que nous leur imposons avec le règlement intérieur sont les mêmes que dans la vie en société » . « Les choses que nous avons apprises nous ont beaucoup fait changer, déclare Steevy Geddeman, ancien « perturbateur » . On nous a expliqué que la société a des règles et dit pourquoi il faut les respecter. On sait maintenant que les conséquences peuvent être graves quand on se comporte mal. » Les nouveaux ambassadeurs prennent très au sérieux le rôle qui leur est désormais confié d'expliquer à leurs petits camarades le respect des règles. Il reste à présent à espérer que leur expérience influence positivement la vie scolaire dans leur établissement.

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