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Les maires font leur rentrée

Pierre-Yves CARLIER & AFP Lundi 01 septembre 2014
De g. à dr. : Cornélie Sellali-Bois-Blanc, David Riché, Véronique Jacaria, Gilles Adelson et Patrick Lecante, samedi matin, lors de la réunion de l'Association des maires de Guyane, à Iracoubo (PYC)

L'Association des maires de Guyane s'est réunie samedi matin, à Iracoubo. La réforme des rythmes scolaires a été le principal point de discussion.

Demain, ce sera la rentrée des classes pour les 80 000 élèves de Guyane. Les maires les ont devancés de trois jours, samedi matin à Iracoubo. Et il a beaucoup été question des rythmes scolaires, lors de cette réunion de l'Association des maires de Guyane (AMG).
Depuis un an, les élus locaux répètent les difficultés que leur pose la réforme. Grand Santi l'a adoptée depuis un an. Les élus ont fait leur bilan : « Les personnels ne sont pas formés. Les enfants se réveillent à 4 h 30 pour prendre la pirogue. On s'est battus pour avoir une collation mais les parents se plaignent que ce n'est pas assez. Cette réforme a démontré qu'on est à côté de la plaque. »
À Kourou, les activités seront assurées par les Atsem. « Elles n'ont pourtant pas vocation à faire l'accueil des enfants et l'animation, regrette Rudy Stephenson, directeur de cabinet du maire. Si, dans une école, il nous en manque deux ou trois, on ne pourra pas assurer nos obligations. »
Patricia Léveillé, première adjointe de Rémire-Montjoly, a alerté ses collègues sur le coût des activités. « Nous avons un budget de 1,3 million d'euros pour 2 800 élèves. » Soit 464 euros par enfant. Les communes qui n'en ont pas les moyens risquent de proposer des activités au rabais. C'est ce que craint le maire de Régina, Michel Quammie : « Si le périscolaire c'est organiser des cours de zumba ou des courses de saut d'obstacles, ce n'est pas l'idée que je me fais de l'éducation. »
Les maires feront leurs comptes
À partir de la rentrée, les directeurs généraux des services des 22 mairies de Guyane feront un point tous les quinze jours sur l'application des rythmes scolaires, comme le précise Keita Stephenson, DGS de Roura dont le maire préside l'AMG. « Il y aura des fiches à remplir. Nous ferons remonter des éléments pour faire des comparatifs et des statistiques. On étudiera la fatigue des enfants, la disponibilité des locaux, l'impact financier, le fond d'amorçage pour voir les communes qui l'ont touché ou non... »
Les maires ont aussi rédigé un communiqué, samedi midi, pour « confirmer les difficultés à organiser, financer et gérer les conditions dans lesquelles cette réforme doit se mettre en place dans les communes de Guyane [...] Au regard des enjeux pour chaque enfant, chaque parent, ainsi que les personnels communaux, (l'AMG) s'attachera à éviter des effets contre-productifs pour les situations spécifiques à la Guyane. »
NATIONAL - Rythmes scolaires: mise en garde aux maires récalcitrants
La réforme contestée des rythmes scolaires s'appliquera à toutes les écoles et les maires récalcitrants s'exposent à des "sanctions", a assuré lundi Najat Vallaud-Belkacem à la veille de la rentrée scolaire pour 12 millions d'élèves.

En ce lundi de rentrée des professeurs, les nouveaux rythmes dans le primaire, qui s'appliqueront désormais aux 24.000 communes possédant une école, avec le rétablissement d'une cinquième matinée travaillée, ont dominé la traditionnelle conférence de presse de la nouvelle ministre de l'Education nationale, nommée la semaine passée.

Comme toute réforme, elle engendre des "frottements ici ou là", mais "dans l'immense majorité des communes concernées (...) les choses devraient bien se passer", a estimé Mme Vallaud-Belkacem.

Selon la directrice générale de l'enseignement scolaire Florence Robine, "une vingtaine de communes" ont prévenu qu'elles boycotteraient la réforme. Dans l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR) et député-maire de Yerres, a d'ores et déjà promis que "des centaines de communes" cadenasseraient leurs écoles mercredi pour protester contre une "réforme catastrophique".

L'école "n'est pas une option, elle est obligatoire", a rappelé la ministre. Et "quand on se met en infraction à la loi, il y a des sanctions qui tombent".

Le cas échéant, les préfets se substitueront aux élus pour ouvrir les écoles, a-t-elle mis en garde. "Est-ce que vous imaginez des enfants qui, du fait de la résistance ou de la mauvaise volonté de certains élus locaux, rateraient les premières heures de leur apprentissage de la lecture, de l'écriture ou du calcul? Où est-on?"
 
- 60% des Français contre la réforme -

Mais, selon un sondage CSA pour RTL publié lundi, 60% des personnes interrogées désapprouvent cette réforme, alors qu'il y a un an 53% des sondés estimaient au contraire qu'il s'agissait d'une bonne chose.

Pour les activités périscolaires, dévolues aux communes, mais dont de nombreux élus dénoncent les difficultés d'organisation et le coût, "nous espérons que les maires prendront leurs responsabilités" pour "donner chair à la réforme", a ajouté la ministre.

A Marseille, la mise en œuvre s'annonce difficile. Le premier magistrat UMP Jean-Claude Gaudin a appelé à ne pas renvoyer "la responsabilité sur les maires de France".

Pour Mme Vallaud-Belkacem, la rentrée se passera toutefois "pour le mieux", car elle "réunit les conditions" avec davantage de professeurs, des enseignants de nouveau formés, le lancement de la réforme de l'éducation prioritaire, le développement du numérique... Les rythmes "ne sont pas l'alpha et l'omega de cette rentrée", a-t-elle insisté.

Mardi, François Hollande se rendra ainsi avec la nouvelle ministre dans un collège de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), berceau des émeutes dans les banlieues en 2005.

Un jour avant les 12 millions d'élèves (dont 6 millions dans les écoles publiques), ce sont plus de 800.000 enseignants qui ont retrouvé leur classe lundi.

C'est "une rentrée étrange", selon Frédérique Rolet du Snes-FSU (secondaire). "On a ouvert toute une série de boîtes, mais on ne sait pas bien quel contenu on va leur donner."

Certaines réformes ont abouti, comme la refonte de l'éducation prioritaire qui démarre cette semaine, en donnant des moyens supplémentaires aux établissements pour réduire l'échec scolaire dans les milieux défavorisés.

Des créations de postes sont programmées cette année encore, conformément à la promesse d'en créer 60.000 sur le quinquennat. Pour autant, ces créations ne suffiront pas à absorber la forte démographie des élèves et les classes seront encore surchargées.

Les nouveaux profs, les premiers issus des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), commencent à enseigner à mi-temps, tout en finissant leur master. Les Espé ont été créées en 2013 pour rétablir la formation initiale des enseignants supprimée sous la droite.

D'autres chantiers n'ont pas commencé ou sont bloqués: la réforme du collège, la refonte des programmes repoussée d'un an, l'évaluation des élèves, la formation continue.

Les enseignants "sont désabusés", a déploré Christian Chevalier, du deuxième syndicat d'enseignants SE-Unsa, et "les changements de cap, de ministre, les sauts de puce n'y sont pas étrangers".

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2 commentaires

Vos commentaires

monchou 03.09.2014
Les atsems et mr le dgs de la ville de kourou

Surpris voire consterné de lire de telles approximations sur le rôle des atsems. Ces dernières ONT vocation a accueillir de jeunes enfants ( c'est même leur vocation première) ainsi qu'à faire de l'animation. Et ce, en dehors du temps scolaire légal....mr le dgs! Alors oui, elles ont aussi pour tâche l'hygiène. Des gamins mais aussi des locaux. Mais aucun cas, leur rôle ne se résume à cela....et si certaines de leurs activités peuvent se dérouler en dehors du temps scolaire légale( cantine...) il leur est demande a ce moment la de faire des animations et même, de prendre des initiatives.... Elles ont pour BCp toutes capacités, a animer des activités pour nos enfants.... La réflexion du dgs de kourou prouve ou bien qu'il n'y connaît pas grand chose ( et la, il doit revoir ses fiches) ou bien qu'il est méprisant vis a vis d'une catégorie du personnel(et là, je lui rappelle juste que ces atsem sont généralement très nombreux dans une collectivite). Nos enfants aussi. Respectons les. Elles peuvent faire plus que la serpillère, bien plus...et entre autres des animations liées aux nouveaux rythmes scolaires...

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skol973 02.09.2014

Nos élus savaient très bien que les nouveaux rythmes scolaires ne pouvaient s'adapter à la Guyane. Je me demande pourquoi, ils se sont présentés aux élections. La majorité ne paye pas leurs impôts, l'état les tiennent tous. Quand ils sont dans les bureaux des ministères, ils parlent de leur affaire personnel.

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