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MANA & AWALA-YALIMAPO

Les élus militent pour plus d'activités dans la réserve de l'Amana

Fabienta PROSPER Samedi 15 octobre 2016
Les élus militent pour plus d'activités dans la réserve de l'Amana
Des écoliers visitent la réserve de l'Amana en mai 2010 (photo d'archives)

Georges Patient a reçu la secrétaire d'État à la Biodiversité. L'occasion pour lui de regretter les difficultés à mener des actions dans la réserve.

« Le Costa Rica accueille, chaque année plus de dont 16% viennent de l'Union européenne, avec comme principal centre d'intérêt sa nature sauvage et 25% de son territoire protégé par des parcs nationaux. En Guyane, la présence d'un parc national et de zones protégées qui représentent près de 40% du territoire n'attirerait que 13 000 visiteurs. Cherchez l'erreur! »
Le maire de Mana, Georges Patient, a profité de la visite de Barbara Pompili, secrétaire d'État à la Biodiversité, mardi dans sa commune, pour évoquer les difficultés qu'il rencontre avec la réserve naturelle de l'Amana.
Créée en 1998, elle couvre 14 800 hectares, de l'estuaire du Maroni à celui de l'Organabo. Aujourd'hui, 80% du territoire est inaccessible au grand public. Elle abrite de nombreuses espèces d'oiseaux migratoires qui viennent chercher une terre d'accueil de passage. Mais aussi beaucoup animaux. Cette réserve, beaucoup d'élus aimeraient la voir exploitée par l'humain. Pour eux, elle serait une ressource économique. Le maire de Mana souligne alors que « la biodiversité de la Guyane mérite qu'on l'appréhende aussi à partir de l'Homme qui y vit et qui en vit.
Il doit y trouver son compte pour l'amélioration de son cadre de vie et pour son existence économique. » Outre le tourisme, les élus évoquent le développement de l'agriculture et l'exploitation du bois et des énergies renouvelables.
Jean-Claude Jadfard, son deuxième adjoint, poursuit : « La réserve peut servir d'attraction pour les touristes et les gens qui souhaitent la visiter. Mais les moyens n'ont pas été mis en oeuvre pour permettre l'accessibilité au site. Ce qui est surtout mis en avant, c'est la protection. »
Pour Georges Patient, « la question de la biodiversité tourne essentiellement en Guyane autour de la préservation et de la protection accrue de l'environnement. Devant le risque de voir disparaître certains biotopes, et avant même qu'ils n'aient été étudiés ou connus, on choisit de geler ou de mettre sous cloche, bloquant ainsi toute velléité de développement économique de la Guyane. » Un discours qui a trouvé un certain écho chez Barbara Pompili qui ne veut « plus entendre que vouloir protéger notre patrimoine naturel, c'est de la mise sous cloche. Je veux montrer au contraire qu'un patrimoine pareil c'est un facteur de développement économique extraordinaire. »

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