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La Région face aux proviseurs

A.S.-M. Mardi 08 juillet 2014
Le président de Région Rodolphe Alexandre face aux proviseurs : « Le budget investissement de la Région pour les lycées a augmenté cette année de 19,5% » (ASM)

Hier, à l'occasion de la réunion annuelle des lycées de Guyane, plusieurs proviseurs ont alerté la Région sur les problèmes de sureffectif.

Face à l'ensemble des proviseurs réunis au lycée Lama-Prévot à Rémire-Montjoly, Rodolphe Alexandre faisait hier son point annuel sur la situation des lycées. Après un rapide bilan des travaux d'entretien et de modernisation, la question des sureffectifs s'est rapidement imposée, soulevée par plusieurs chefs d'établissement. Proviseur du lycée Félix-Éboué à Cayenne, Flore Van Els s'est dite inquiète de « la situation des lycées de Cayenne et Rémire en attendant l'ouverture du lycée de Macouria » . Ce dernier n'est pas prévu avant la rentrée de 2019 (lire ci-dessous). « Au niveau des secondes, nous sommes au taquet » , prévenait la chef d'établissement, qui propose l'implantation provisoire de classes de seconde générale au lycée de Balata. Selon les services de la Région, cette possibilité aurait été discutée avec le rectorat mais l'idée aurait finalement été abandonnée. La solution de bungalows resterait donc privilégiée mais pour le président de Région, « il ne faut pas que ce dispositif se pérennise, il a un coût considérable » .
LA VIDÉOSURVEILLANCE TRÈS CONTESTÉE
Le sureffectif, il en a aussi été question pour les sections STMG (sciences et technologies du management et de la gestion). De plus en plus d'élèves choisiraient cette voie, celle d'un Bac technologique qui réclame des classes peu chargées. Sur l'agglomération cayennaise, il n'est proposé qu'à Cayenne. Du coup, selon plusieurs proviseurs, des jeunes d'autres communes renonceraient à cette filière pour des raisons de transport. Pour la Région, en ce qui concerne la carte des formations, la balle est plutôt dans le camp du rectorat.
Également évoquée lors de cette réunion, la vidéosurveillance a provoqué une grande hostilité de la part des proviseurs concernés cette année. Le système était en expérimentation dans cinq lycées de l'île de Cayenne. « C'est un véritable fiasco! » lançait Firmin Atticot, proviseurs de Lama-Prévot. « Les caméras ne sont pas du tout opérationnelles. Je suis favorable au personnel de surveillance à demeure. C'est plus cher, mais c'est bien plus efficace. » Le fonctionnement nocturne est notamment mis en cause, les caméras ne filmant que l'obscurité ambiante. « Nous n'avons jamais été plus visités la nuit que depuis qu'on a la vidéosurveillance » , regrettait Flore Van Els. Même constat pour Michèle Boilleau, à la tête de Melkior-Garré, pour qui ce système est tout simplement « inutile » . La gestion par la société prestataire a aussi été mise en cause par les chefs d'établissement.
TEST DE CAMÉRAS INFRAROUGES
Rappelant son propre scepticisme sur l'efficacité de la vidéosurveillance, Rodolphe Alexandre a rappelé que ce choix s'était fait pour des raisons budgétaires mais qu'il ne s'agissait que d'une expérimentation. Elle ne sera pas abandonnée pour autant l'an prochain. Des caméras infrarouges seront notamment testées à Lama-Prévot et un tour des lycées utilisant ce système doit être réalisé pour améliorer le dispositif.
REPÈRES - Les grands chantiers en cours et à venir
- Deux nouveaux lycées en 2019
La rentrée de septembre 2019 devrait se faire avec deux nouveaux lycées polyvalents. D'abord celui de Saint-Laurent IV qui accueillera 1 734 élèves. Les travaux doivent démarrer en janvier 2016 pour se terminer en mai 2018. Coût global : 68 millions d'euros.
Le second sera celui de Macouria qui doit voir le jour au nord de la Zac de Soula. Il accueillera 1 380 élèves. Si la livraison est prévue pour septembre 2019, le dossier est moins avancé que pour celui de Saint-Laurent.
- Extensions à Matiti et Félix-Éboué
L'internat du lycée agricole de Matiti est en cours d'extension. Les travaux devraient être terminés en février 2015. L'internat proposera alors 40 places supplémentaires. Le lycée agricole doit aussi bénéficier, d'ici juillet 2015, d'une salle de musculation, d'un nouveau local administratif et d'un local de stockage.
À Cayenne, le lycée Félix-Éboué verra l'extension de son bâtiment administratif et la création d'un atelier. Le tout est prévu pour février 2015 pour un coût de 1,2 million d'euros.
- Réhabilitations et restructurations
Débuté fin 2013, le chantier de restructuration du lycée Max-Joséphine, à Cayenne, doit se terminer en octobre 2015. Deux nouveaux bâtiments auront alors vu le jour pour 5,2 millions d'euros de travaux.
Toujours à Cayenne, 13 millions d'euros de travaux sont réalisés à Melkior-Garré pour la réhabilitation des bâtiments, la construction de logements de fonction et d'un local d'accueil. À Saint-Laurent, au lycée Bertène-Juminer, la construction d'un complexe sportif doit débuter en décembre prochain. Les travaux doivent durer un an pour 2,9 millions d'euros.
1,3 milliard pour les collèges et lycées
« Aujourd'hui, nous allons construire un quatrième lycée à Saint-Laurent, mais il faut déjà prévoir un lycée à Maripasoula et certainement, à terme, à Apatou » , confie Rodolphe Alexandre. Face au besoin criant d'infrastructures scolaires, le président de Région confirme la somme de 1,3 milliard d'euros promis par l'État, rien que pour les collèges et lycées, dans le cadre du Pacte d'avenir.

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1 commentaire

Vos commentaires

Smet 10.07.2014
vidéo pourave? Pourquoi ne pas appeler des pros?

si la région avait fait appel à des vrais pro de la vidéo surveillance sur IP, comme par exemple un certain magasin d'informatique du BD Jubelin, ils n'en seraient pas là..

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