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« La présence des policiers est une solution à court terme »

Marine JACQUES Lundi 26 février 2018
« La présence des policiers est une solution à court terme »
La Fédération des parents d'élèves et étudiants de Guyane se mobilise pour garantir la sécurité dans les établissements scolaires avec sa présidente Aïssatou Chambaud (au centre) et Vanessa Cesto (MJ)

Alors que les forces de l'ordre se mobilisent aujourd'hui, jour de rentrée, aux abords des établissements scolaires pour garantir la sécurité, la fédération autonome des parents d'élèves et étudiants de Guyane va plus loin et se dit prête à saisir la justice afin de faire respecter les règles d'hygiène et de sécurité dans les établissements.

La préfecture de Guyane a annoncé, vendredi, la mobilisation des forces de l'ordre aux abords des établissements Maurice-Dumesnil à Matoury, Eugène-Nonnon à Cayenne et Eugénie-Tell-Éboué à Saint-Laurent du Maroni en ce jour de rentrée. Cette opération est une réponse aux violences qui sont constatées au sein des établissements scolaires. Des faits que le corps enseignant et les parents d'élèves ont dénoncés lors du mouvement de contestation de janvier dernier.
Pour Vanessa Cesto, professeure des écoles et administratice de la Fédération autonome des parents d'élèves et étudiants de Guyane (Fapeeg), cette opération est un coup de communication : « La présence des policiers est une solution à court terme qui ne résout pas le problème à l'intérieur des établissements où les élèves ont besoin d'être encadrés par des adultes responsables » .
Lors d'une réunion, samedi, la Fapeeg a pointé du doigt le manque de surveillants dû à la suppression de postes et à la non-pérennisation des contrats. Rien que pour le collège Auxence-Contout à Cayenne, la Fapeeg revendique « la réaffectation de la totalité des moyens humains perdus depuis la rentrée de septembre 2017, soit onze surveillants en Contrat unique d'insertion » , dès aujourd'hui.

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La requête a été exprimée dans un courrier adressé à Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, le 8 février.
La fédération en appelle aussi à la vigilance de tous les parents d'élèves et membres de la communauté éducative : « Relevez, photographiez toutes les irrégularités que vous observez chaque jour au sein des établissements fréquentés par vos enfants » . Ces remontées de terrain permettront à la Fapeeg de faire des propositions pour mettre en place des dispositifs de sécurité et d'encadrement « plus efficaces » .
La fédération se réserve aussi le droit d'entreprendre des procédures judiciaires afin de faire respecter les règles d'hygiène et de sécurité dans tous les établissements scolaires de Guyane.

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