En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • Actualité
  • - Éducation / Santé / Environnement
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

La complémentaire, ça coûte un bras aux fonctionnaires

Marie GUITTON Mercredi 11 avril 2018
La complémentaire, ça coûte un bras aux fonctionnaires
Albanie Cippe (MNT Guyane), Alain Gianazza (président général), Ginette Nelsom (Guadeloupe) et René Barnay (Martinique) souhaitent que la couverture complémentaire des agents publics soit améliorée (MG)

La Mutuelle nationale territoriale (MNT) exhorte le secteur public à aider ses agents à se payer une complémentaire santé et prévoyance. Dans le privé, c'est déjà une obligation pour les employeurs.

« Il ne faut pas croire... Le statut de fonctionnaire ne nous protège pas de tout! » En Guyane, si neuf agents territoriaux sur dix disposent d'une complémentaire santé, ils seraient près de 75% à ne pas avoir de couverture prévoyance, qui permet le maintien complet du salaire en cas d'arrêt maladie supérieur à 90 jours.
« Il faut la promouvoir, d'autant plus que la longue maladie est un risque courant qui s'accroît avec l'âge » , exhorte Alain Gianazza, le président de la Mutuelle nationale territoriale (MNT). Il a rencontré la semaine dernière, à Cayenne, les délégués de la compagnie aux Antilles-Guyane.
« Ici, le coût de la vie étant déjà élevé, tout le monde n'a pas les moyens d'avoir une complémentaire, surtout les fonctionnaires de catégorie C, explique Albanie Cippe, la présidente déléguée de la section Guyane. Vu la pauvreté de notre plateau de soins, les évacuations sanitaires et les coûts d'hébergement dans l'Hexagone, auxquels il est difficile de faire face, nous préoccupent pourtant particulièrement... »
TOUTES LES COMMUNES NE PARTICIPENT PAS
Contrairement au secteur privé, la participation de l'employeur à la complémentaire de ses agents n'est pas obligatoire dans le public. La Communauté de communes de l'Ouest guyanais, la Collectivité territoriale, les mairies de Mana ou Kourou par exemple, y contribuent tout de même de façon variable (6 euros par mois à Kourou). Mais d'autres, comme la mairie de Cayenne, ne versent rien. Et au final, seul le Centre de gestion de la fonction publique territoriale couvrirait à peu près, comme dans le secteur privé, la moitié des dépenses complémentaires de santé et prévoyance de ses agents (le montant pour une couverture moyenne étant estimé à 80 euros par mois).
La MNT souhaiterait donc que les collectivités, chaque année, soient désormais obligées de délibérer sur le sujet. Voire de participer à hauteur de 20 euros minimum. « On pourrait considérer qu'investir dans la santé est une dépense d'investissement, et non de fonctionnement, souffle Alain Gianazza. Ceci pourrait permettre de revendiquer une dotation de l'État... »

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
2 commentaires

Vos commentaires

FLAMBI 12.04.2018

je pleure de rire

Répondre Signaler au modérateur
GIZMO 12.04.2018
LOL !!

Un article à faire pleurer... et les 40% ? ... ils font comment tous les autres ?

Répondre Signaler au modérateur