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Exercice : « tuerie de masse » pour les réservistes

Clara FABRE Mercredi 09 août 2017
Exercice : « tuerie de masse » pour les réservistes
Le général Valentini, commandant de la gendarmerie, s'adresse aux apprentis réservistes (CF)

Les stagiaires réservistes de la gendarmerie ont pris part à une simulation plus vraie que nature au lycée Lama-Prévot de Rémire-Montjoly lundi, en présence du général Valentini, commandant de la gendarmerie.

Les mains en l'air, des personnes lancent des hurlements stridents avant d'être prises en charge par les secouristes à l'extérieur du lycée Lama-Prévot de Rémire-Montjoly. Quelques minutes avant la délivrance, elles étaient séquestrées par des ravisseurs... factices. Tout cela rentre dans le cadre d'un exercice en direction de quarante-six jeunes de 18 à 30 ans qui ont répondu à l'appel de la gendarmerie pour une formation d'un mois. À l'issue de cette formation, ils espèrent obtenir le statut de gendarme adjoint volontaire qui leur donne accès à des missions opérationnelles jusqu'à trente jours par an.
Posséder un vivier de réservistes est un enjeu important pour la gendarmerie. Preuve de cette importance, une délégation composée du député Lénaïck Adam, du secrétaire général des affaires régionales (Sgar) pour représenter la préfecture, Philippe Loos et du général Patrick Valentini, commandant des forces de gendarmerie en Guyane, est venue assister à l'exercice au plus près de la réalité.
À l'étage du lycée, des corps jonchent le sol. Silence dans les coursives. Tout à coup, les réservistes pointent leurs armes factices et avancent groupés. Les victimes sont évacuées pendant que la progression se poursuit. Puis, des cris. Les personnes séquestrées sont relâchées une à une par leurs ravisseurs. « On n'est pas à l'abri d'une attaque pareille en Guyane. Demain il peut se passer quelque chose, il faut donc créer des réflexes » , commente la capitaine Vanessa Machin. En effet, cette simulation est devenue obligatoire dans le cadre des formations opérationnelles du réserviste territorial (Fort) après la série d'attentats survenus dans l'Hexagone. De façon plus réaliste, les 269 réservistes guyanais sont mobilisés sur des évènements ponctuels, notamment le Tour de Guyane à venir.
LE DÉSIR DE SERVIR ET DE PROTÉGER
Après le garde-à-vous des stagiaires, le général Valentini a longuement salué l'« exercice dynamique qui peut faire sourire » mais dont l'efficacité et la nécessité ne manquent pas d'exemples. Et d'invoquer l'un des frères Kouachi blessé à la tête par un gendarme avant l'assaut final. « Vous êtes sans doute la chose la plus importante qu'on ait ici car vous avez le désir de servir et de protéger. » Les mots sont forts venant d'une figure de la profession. Lénaïck Adam a insisté sur le besoin de « faire des formations à l'Ouest » pour mieux répartir les forces vives. Tout en reconnaissant que « protéger les Guyanais est une préoccupation de tout à chacun » .
Les stagiaires en progression pendant leur exercice. On reconnaît la journaliste de Guyane 1re Ocelia Cartesse à gauche.
PLUS DE 50% DE FEMMES
Ocelia Cartesse est journaliste mais a décidé de consacrer ses vacances à se lever à 4 heures du matin. « Les évènements de mars-avril m'ont beaucoup touchée et j'ai trouvé que ce stage était une bonne manière de compiler la présence sur le terrain et d'être actrice de ce qui se joue » . Ce qui compte le plus pour elle, c'est avoir « des forces de l'ordre qui nous ressemblent » . Elle incite donc tous les Guyanais à s'engager, notamment les filles qui représentent plus de 50% des effectifs, dont « huit mamans » .
L'adjudant-chef Halopeau explique les conditions de l'exercice à Lénaïck Adam, au général Valentini et à Philippe Loos faisant fonction de préfet lors de la simulation.

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1 commentaire

Vos commentaires

aucun 09.08.2017
encore et toujours sans les intéressés

bien sûr que nos forces de l'ordre doivent être entraînées, encore et encore, et ce genre d'exercices est une excellente chose, mais le jour où ça arrivera, les premiers sur place seront les citoyens ! et eux, non content de leur interdire toute forme d'armement, on les prive aussi de toute forme d'entraînement : une affichette à l'entrée avec écrit "si ça tire, planquez-vous" et hop, l'affaire est réglée ! super efficace, il n'y a qu'à voir les derniers résultats !

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