En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • Actualité
  • - Éducation / Santé / Environnement
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Éducation : le long terme commence

Gérôme GUITTEAU Jeudi 20 avril 2017
Éducation : le long terme commence
Le pôle éducation du collectif et les 2 200 rubans qui symbolisent les enfants non scolarisés en Guyane (GG)

Le pôle éducation a tenu un point presse, hier matin, afin d'étayer l'ensemble des revendications qu'il compte présenter en délégation aux élus locaux, une fois l'accord avec Paris signé.

« Nous sommes déterminés mais jusqu'au-boutistes... » Michelle Coëta, secrétaire générale du Steg-UTG, entend bien marquer la pondération dont a fait preuve le pôle éducation dans le collectif Pou Lagwiyann dékolé. Même si l'ensemble de leurs revendications ne sera pas pris en compte dans le futur accord du mouvement avec le gouvernement, il n'est pas question de bloquer plus longtemps le rectorat. « Nous sommes rentrés dans des revendications qui vont du moyen au long terme. Nous allons former une délégation qui se rendra devant les élus locaux. Ces derniers ne pourront pas nous dire qu'ils n'ont pas d'argent au vu du plan d'urgence mis en place » , remarque Bruno Niedorkorn du Steg-UTG.
Dans les principaux points mis en avant par le pôle, figurent l'embauche de 3 500 personnes (professeurs, infirmières, etc.) pour les nouveaux bâtiments promis. Une demande d'un projet académique « expérimental et inventif » qui respecte les spécificités guyanaises y est inscrite, comme l'obligation scolaire de 3 à 18 ans et non de 6 à 16 ans. « Nous avons des difficultés à accueillir les enfants de 3 ans même à 6 ans et ensuite, les élèves rentrent dans un système où on souhaite les voir en sortir le plus vite possible. Neuf cents élèves ne trouvent pas de place en lycée alors qu'ils veulent continuer. Rendre obligatoire la scolarisation jusqu'à 18 ans, c'est aussi s'inscrire dans une durée avec des méthodes pédagogiques innovantes » , détaillent les membres du pôle.
« LA JUSTICE »
« Nous voulons accompagner des jeunes bacheliers vers le professorat avec une licence en alternance sur le principe du master déjà existant. C'est une proposition du collectif du Lawa et elle est juste, » précise Vincent Touchaleaume, professeur dans l'enseignement professionnel.
Dernier point pris dans la longue liste écrite sur trois documents distincts : la captation des taxes d'apprentissage et de formation par les entreprises. Au début, seul le Cnes (Centre national des études spatiales) était visé, maintenant il s'agit de toutes les entreprises. « Nous ne voulons pas de charité ou de générosité mais la justice. Le CSG saupoudre avec un million par-ci, des bus par-là sous forme de mécénat. Nous ne voulons pas de mécénat mais qu'il paye ce qu'il doit pour le foncier occupé et inoccupé, la taxe professionnelle » , insiste Vincent Touchaleaume.
De leur côté, les parents d'élèves par la voix d'Aïssatou Tania Chambaud ont conclu en exigeant du rectorat de ne plus être « les figurants » de l'éducation en Guyane. « Nous devons être pris au sérieux. Une place doit être trouvée aux parents dans les établissements scolaires, dans l'éducation au sens large qui ne se résume pas à l'école. »
ET AUSSI
- Une délégation à la rencontre des élus locaux
Aujourd'hui à 16 heures, sur le barrage du rectorat, le pôle éducation invite tous les professionnels du secteur ainsi que tous les syndicats à choisir les membres de la future délégation qui ira à la rencontre des élus locaux, une fois l'accord avec Paris signé par le collectif. Il s'agit de présenter la plateforme de revendications et de mettre en place à plusieurs échelles de temps un calendrier de réponses aux demandes formulées par les professionnels lors des différentes réunions, débats ou sur le site nougonkesa.fr.
- Le SE-Unsa demande la fin des blocages
Le syndicat enseignant SE-Unsa appelle à la fin des blocages des entités liées au rectorat, tout en assurant de sa solidarité le mouvement actuel.
« Le CRPE (Concours régional des professeurs des écoles) doit absolument se dérouler dans de bonnes conditions. Il faut que les candidats et les surveillants puissent se rendre sans encombre, jusqu'à demain, sur les différents lieux de passation des épreuves. [...] Soucieux des prochaines échéances scolaires et examens (BTS, Baccalauréat, CAP, DNB...), il serait plus que souhaitable que les enseignements reprennent à l'issue des vacances de pâques » , commente le syndicat dans un communiqué.
Cours de soutien pendant les vacances
Des cours de soutien et des séances de révisions se tiennent pendant les congés de Pâques. Ils s'organisent à l'initiative du chef d'établissement et en concertation avec les enseignants volontaires. Les établissements concernés sont les suivants :
Lycées : Lama-Prévot (Rémire-Montjoly) ; Melkior-Garré (Cayenne) ; Monnerville (Kourou) ; Élie-Castor (Kourou) ; Lumina-Sophie (Saint-Laurent).
Collèges : Élie-Castor (Sinnamary) ; Réeberg-Néron (Rémire-Montjoly) ; Victor-Schoelcher (Kourou) ; Gran Man Difou (Maripasoula) ; Juste-Hysiane (Macouria) ; Bouyer-d'Angoma (Saint-Laurent).
À Cayenne, au barrage du rectorat, un soutien scolaire est organisé de 9 heures à 11 heures et de 15 heures à 17 heures. Ce matin : maths pour collège, lettres et histoire-géo pour lycéens ; cet après-midi : langues, SES et STMG pour les lycéens ; demain matin : maths et histoire-géo pour les collégiens, physique-chimie pour les lycéens ; demain après-midi : SVT, philo et STL.
À Matoury, les Cemea proposent des ateliers le matin, à leur centre de formation de Copaya. Renseignements : 0594 31 38 59.
À Kourou, un dispositif d'aide aux devoirs est mis en place à la médiathèque, de 8h30 à midi et de 14 heures à 17 heures. Tous les élèves et ceux des classes de troisième intéressés peuvent s'y rendre avec leur matériel scolaire.
À Mana, le lycée Léopold-Elfort organise une semaine de révision pour les élèves qui se présentent aux épreuves terminales du baccalauréat, pour les élèves volontaires. Elle se déroule les lundi 24 avril, mardi 25, jeudi 27 et vendredi 28 de 8 heures à 17 heures. Les familles volontaires voudront bien s'organiser pour assurer les covoiturages et la collation du midi.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire