Du neuf à l'école Patient de Kourou
Pierre-Yves CARLIER
France-Guyane
31.12.2011
Lundi à Kourou, les nouveaux bâtiments de l'école Patient accueilleront leurs premiers élèves. Les anciens bâtiments (au second plan) seront rénovés (PYC)
Lundi, les enfants vont entrer dans de nouvelles classes. Les marchés ont été attribués mardi pour la rénovation des anciens bâtiments. Les élus ont aussi modifié le fonctionnement des sorties pour les écoles de la ville.
Lundi, il va y avoir du neuf, pour les enfants de l'école Solange-Patient. Certains bâtiments de la plus ancienne école de la ville, située dans le Vieux Bourg, vont fermer pour travaux. Huit nouvelles classes vont accueillir leurs premiers élèves. La mairie a fait construire les nouveaux bâtiments pour 1,2 million d'euros, sur des parcelles voisines. Les travaux sont payés par l'État (780 000 euros), l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru, 300 000 euros) et la ville (142 103 euros). Mardi soir, les conseillers municipaux ont dû voter une rallonge de presque 25 000 euros. Ils ont aussi choisi les entreprises qui participeront à la première phase de rénovation des anciens bâtiments. L'entreprise BT Caraïbes a raflé la majorité du chantier. Cette phase va coûter un peu plus d'un million d'euros. Du changement pour les sorties scolaires
À mesure que les classes seront rénovées et mises aux normes, les élèves pourront les réintégrer pour permettre que les travaux démarrent dans d'autres. En matière scolaire, les élus ont aussi voté un changement dans les sorties scolaires. Jusque-là, les instituteurs pouvaient utiliser autant de fois qu'ils le voulaient les bus de la régie municipale pour organiser des sorties pédagogiques. Désormais, ce sera limité dès lors qu'ils sortiront de Kourou : deux sorties par classe et par an pour les écoles de zone d'éducation prioritaire (Zep) et une par classe et par an pour les autres. « La gratuité place les enseignants dans un certain confort, estime le maire Jean-Étienne Antoinette. Ils ne montent pas de dossiers de financement de leur projet et se tournent vers la mairie. On a dix groupes scolaires avec en moyenne dix classes. Comptez le nombre de sorties gratuites que cela représente déjà. Les enseignants ne se donnent pas la peine de chercher des financements vers l'Éducation nationale. C'est pourquoi on va les sortir de ce petit confort. Sans compter qu'en le faisant gratuitement, on ne respecte pas les règles de la comptabilité publique. La régie des transports doit équilibrer ses comptes. »