En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • Actualité
  • - Éducation / Santé / Environnement
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Camille Fritzelle, vainqueur en 180 secondes

Stéphane HESPEL Jeudi 11 mai 2017
Camille Fritzelle, vainqueur en 180 secondes
Cette année, le jury a décidé de récompenser l'ensemble des candidats pour le travail qu'ils ont fourni. (SH)

Sept candidats ont participé, hier, au campus de Troubiran, à Cayenne, à la sélection du concours Ma Thèse en 180 secondes. Camille Fritzelle, jeune chercheuse à l'unité d'épidémiologie de l'Institut Pasteur, a remporté le prix du jury qui lui ouvre les portes de la demi-finale nationale, le 13 juin à Paris.

Cayenne-Paris en 180 secondes. C'est l'exploit réalisé par la lauréate, Camille Fritzelle, chercheuse de 26 ans à l'Institut Pasteur, à Cayenne. Sa méthode ? Exposer en seulement trois minutes le sujet de sa thèse, de son travail de recherche, de manière simple et compréhensible par tous les publics. Et surtout, en s'accordant les faveurs du jury, hier matin au campus de Troubiran à Cayenne, qui l'a sélectionnée pour la demi-finale nationale du concours Ma Thèse en 180 secondes à Paris, le 13 juin. Suivie d'une éventuelle finale le lendemain.
Initialement programmée le 29 mars, la sélection a été repoussée en raison du mouvement social. Et pas question de l'annuler, comme l'explique Omrane Abdennebi, directeur de l'école doctorale de Guyane. « Les emplois du temps de chacun n'ont pas permis à tous d'aller jusqu'au bout. » Sept candidats, néanmoins, étaient présents hier. « La Guyane n'a pas manqué une édition depuis la création du concours en 2014. »
« TOUS ONT ASSURÉ »
Vincent Vallée, 26 ans, seul représentant masculin, a ouvert le bal. « Bonjour et bienvenue dans le grand bleu... » lance-t-il au public qui remplit la salle, composé du jury, des partenaires du concours, d'amis, de directeurs de thèse... Les mots sont simples, précis et font mouche. Les présentations s'enchaînent. L'auditoire est conquis, suspendu aux lèvres des participants.
Le partage des sept candidats n'a pas été facile pour le jury. Car tous « ont assuré » , concède Steeve Elina, journaliste à Guyane 1ère, animateur et coach de cette édition. Des enseignants chercheurs ont aussi aidé les thésards dans leur préparation. « Le niveau est très élevé. Un important travail de préparation a été réalisé par les participants » , complète Omrane Abdennebi, qui se dit fier et ému des prestations des uns et des autres. « On s'est aperçu que les thésards n'ont pas de formation pour parler, ajoute Michel Brossard, représentant de l'IRD (Institut de recherche et de développement). Ce concours est très intéressant. C'est une bonne évaluation. Ça amène les personnes à se poser les bonnes questions sur les choses importantes, sur le message à délivrer. L'événement participe à la transmission du savoir. »
Le rendez-vous est désormais pris le 13 juin avec Camille Fritzelle qui affrontera cette fois une trentaine de candidats sélectionnés en France... pour décrocher, pourquoi pas, une place en finale internationale, à Liège, à l'automne.
ET AUSSI - Le palmarès
Prix du public à Christelle Jean-Baptiste pour sa thèse : Représentation de l'école par les familles haïtiennes.
Coup de coeur du jury à Marine Ginouves pour sa thèse : Phylogénie de L. guyanensis et implication du Leishmania RNA virus (LRV) dans la leishmaniose cutanée due à L. guyanensis en Guyane française.
Prix du Jury à Camille Fritzelle pour sa thèse : Épidémiologie des arboviroses prioritaires en Guyane
ILS ONT DIT
Vincent Vallée, 26 ans, 1ère année de thèse, Ifremer à Cayenne : Transmettre
Je connaissais déjà le concours. J'ai regardé les vidéos des précédentes éditions et ça m'a plu. J'aime bien cette idée de vulgariser mon travail. Ça permet de sortir du labo, de transmettre avec des mots simples. Ce travail est l'occasion de poser les questions de différentes manières, d'avoir un autre regard sur ce qu'on fait. C'est une belle expérience.
Amandine Courte, 24 ans, 1ère année de thèse, IRD à Cayenne : Susciter des vocations
Nous avons trop souvent tendance à discuter entre chercheurs. C'est un bon exercice. On s'entraîne à la prise de parole en public. À la base, je voulais me servir d'une marionnette, mais nous n'avons pas le droit aux accessoires. Cette expérience permettra peut-être de susciter des vocations chez d'autres. La difficulté, pour moi, réside dans le fait d'apprendre par coeur.
Camille Fritzelle, 26 ans, 2e année de thèse, Institut Pasteur à Cayenne : Ni court ni long
Gagner ce concours ? Je n'y croyais pas trop. C'est un bon exercice. Je me mets souvent beaucoup de pression. C'est mon directeur qui m'a poussée à participer. La vulgarisation n'est pas la chose la plus dure. Ce qui est difficile, c'est parler en public. 180 secondes, c'est ni court ni long. Ça oblige juste à aller dans le vif du sujet. De faire rapide et simple.
Amanda Bron, 30 ans, 3e année de thèse, Affaires culturelles, mairie de Mana : Vulgariser
J'avais comme but d'améliorer ma prise de parole en public. Je suis née au Suriname, j'ai grandi en Guyane et il me tenait à coeur de parler de ma thèse sur la croissance et le développement durable dans la branche éco-touristique de trois pays du plateau des Guyane. De la vulgariser. J'ai consacré beaucoup de temps, beaucoup de travail, à la préparation du concours.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire