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Une nouvelle avancée pour la filière ostréicole

Marine JACQUES Vendredi 17 novembre 2017
Une nouvelle avancée pour la filière ostréicole
Les huîtres de Montsinéry doivent être traitées dans un bassin de décantation avant d'être commercialisées. En médaillon, Philippe Richard (photos d'archives et MJ)

Deux zones où sont situées les huîtres de Montsinéry-Tonnégrande ont été classées B, c'est-à-dire que les mollusques doivent être traités avant d'être consommés et commercialisés.

Le 4 novembre 2014, France-Guyane titre : « Montsinéry-Tonnégrande : le projet huître s'accélère » . Trois ans plus tard, le projet n'a toujours pas abouti mais... continue de s'accélérer. Une nouvelle étape est atteinte : deux zones géographiques où sont situées les huîtres, à environ 1 km en bateau de la berge de Montsinéry-Tonnégrande, viennent d'être classées B. « Cela signifie que les huîtres doivent être traitées dans un bassin de décantation contrôlé avant d'être commercialisées » , explique Philippe Richard, fondateur de PhRi Strategy, le bureau d'études mandaté par la mairie de Montsinéry-Tonnégrande pour développer la filière ostréicole. Si les zones avaient été classées A, les huîtres auraient pu être consommées et commercialisées sans traitement préalable. Si elles avaient été classées C, les huîtres auraient été impropres à la consommation. La décision relève de la Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Daaf). Elle se base sur la campagne de prélèvements et d'analyses effectuée au préalable. Des laboratoires agréés ont été mobilisés comme l'Institut Pasteur, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et un laboratoire de Vendée.
(photos d'archives et MJ)
MANGER UNE HUÎTRE À SES RISQUES ET PÉRILS
En l'état actuel, les huîtres de Montsinéry-Tonnégrande ne sont pas consommables. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont déjà goûté à ce mollusque charnu. Les huîtres sont prélevées sauvagement et revendues sur les parkings. À force, le gisement aurait baissé.
« Les contrôles sanitaires sont obligatoires car on peut mourir d'une huître » , rappelle Philippe Richard. Ces mollusques hébergent des bactéries, des dioxines et des micro-algues dangereuses pour la santé. Un arrêté préfectoral devrait être publié en décembre pour interdire la commercialisation des huîtres non traitées. Montsinéry-Tonnégrande doit encore passer par plusieurs étapes pour structurer la filière ostréicole. Des crédits européens doivent être débloqués pour financer l'installation du bassin de décantation. « Il faut, en plus, un centre de transport agréé qui applique les règles d'hygiène de base » , précise Philippe Richard. Ce mets ne pourra donc pas réjouir les papilles à Noël.

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