Tourisme : la tentation du meublé
T.F.
France-Guyane
28.01.2012
Les meublés de tourisme (ici la Villa Attila) remportent un succès grandissant (photo d'archives)
Le Comité du tourisme de Guyane a organisé hier à Cayenne une réunion sur la fiscalité des meublés touristiques. Un mode d'hébergement qui rencontre un succès grandissant auprès des voyageurs.
Les meublés seraient-ils l'avenir touristique du département en terme d'offre d'hébergement ? A en croire Sylvie Désert, la présidente du Comité du tourisme de Guyane (CTG), la réponse est oui. « Le meublé, c'est ce qui fonctionne, constate-t-elle. Il suffit de voir le taux d'occupation. » De fait, alors que les hôteliers guyanais estiment plafonner à 50 ou 60%, les propriétaires de meublés avancent une moyenne de 80%. Du coup, les porteurs de projet, professionnels ou non, ont bénéficié d'un soutien constant du CTG depuis 2010, date de l'arrivée de la nouvelle équipe dirigeante. Hier, dans les locaux du siège cayennais du CTG, une réunion sur le thème de l'environnement juridique et fiscal des loueurs de meublés a été organisée. « Ça nous permet d'avoir tout de suite des contacts et des informations sur la fiscalité » , se félicite Jenny Francis Coasne, propriétaire de l'établissement Mo ti koté. « Pour nous, ce sont des questions très compliquées, admet David Mordant, détenteur de la Villa Attila à Cabassou. Le CTG nous fédère et nous permet de choisir notre bon statut. » Professionnels, non-professionnels, personne physique, société, régime fiscal, les questions sont nombreuses. Et l'enjeu d'importance. Principalement en raison de la volonté affichée par Sylvie Désert de réviser la promotion des établissements sur le site internet du CTG. Le projet est d'offrir un plus vaste espace aux meublés qui disposent d'un label (Clé-vacances ou Gîtes de France) ou d'un classement (Meublé de tourisme). Pour l'heure, la Guyane compte 66 meublés pour 14 1 places et 42 chambres d'hôtes pour 102 places. Parallèlement, 98 meublés (267 places) et 14 1 chambres d'hôtes (284 places) ne sont ni labellisés ni classés. Par ailleurs, les établissements déclarés et officiels doivent faire face à une concurrence clandestine qui, selon Sylvie Désert, ne représente pas moins de « 50% de l'offre globale » . Toutefois, aucune donnée chiffrée ne permet, du moins pour le moment, d'estimer avec justesse l'importance de cette concurrence. « Mais il y a un marché énorme, insiste la présidente du CTG. On a fait un travail remarquable sur les meublés. Aujourd'hui, il faut qu'on arrête de se tourner uniquement vers le tourisme d'affaire. On doit penser au développement du territoire. » Et celui-ci semble passer, en plus des hôtels, par des structures moins imposantes.