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Soyouz remet ça

Kerwin ALCIDE France-Guyane 16.12.2011

Un Awacs, avion radar, sera dans le ciel guyanais pendant ce lancement (DR)

Ce soir, peu après 23 heures, le lanceur russe doit s'envoler dans la nuit guyanaise avec six charges utiles sous sa coiffe. Ce deuxième lancement de Soyouz s'effectue sous une surveillance militaire accrue.

Deux mois après le premier lancement d'un Soyouz depuis la savane de Sinnamary, le lanceur russe est de nouveau prêt pour un nouvel envol. Soyouz, plus habitué à la steppe, s'acclimate doucement au climat guyanais même si les Russes redoutent la pluie. Pour mémoire, le lanceur avait décollé entre les gouttes en octobre et la météo de ce mois de décembre ne promet pas forcément mieux. Pour conclure cette année spatiale, Arianespace doit mettre en orbite le satellite Pléiades 1 pour le compte du Centre national d'études spatiales (Cnes), SSOT, un satellite d'observation de la terre en haute résolution pour les forces armées chiliennes et quatre satellites démonstrateurs Élisa pour la Direction générale de l'armement française. On parle de satellites « espions » qui permettront à la France de conforter sa place parmi les pays maîtrisant le recueil de renseignements d'origine électromagnétique. Certainement en raison de la présence de ces charges utiles, ce lancement bénéficie d'un dispositif de surveillance renforcé par l'armée de l'air. Un Awacs, avion radar, sera dans le ciel guyanais pendant ce lancement. Véritable centre de détection, il permet de distinguer aussi bien les avions que les bateaux dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres autour de lui.
C'est à 23 h 03 précises (H0 unique donc pas de fenêtre de tir) que les quatre boosters du premier étage seront à leur niveau de poussée maximale permettant ainsi à Soyouz de soulever ses 310 tonnes de l'attraction terrestre. Ils fonctionneront pendant 118 secondes. À l'inverse des missions traditionnelles d'Ariane-5 qui durent moins d'une heure, ce deuxième lancement de Soyouz se démarque. Il faudra, en effet, attendre plus de 3 h 26 pour assister à la séparation de satellite chilien SSOT. Soyouz mettra successivement en orbite Pléiades 1 (55 minutes), les charges utiles Élisa (59 minutes) puis SSOT. L'étage supérieur Fregat, le quatrième étage de ce lanceur, doit s'allumer quatre fois avant la fin de cette mission.
En raison de la météo, le premier lancement de Soyouz depuis la Guyane n'avait pas été le spectacle attendu par les observateurs. L'heure tardive de ce deuxième lancement n'arrange pas les choses (CSG)En raison de la météo, le premier lancement de Soyouz depuis la Guyane n'avait pas été le spectacle attendu par les observateurs. L'heure tardive de ce deuxième lancement n'arrange pas les choses (CSG)
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17 mai 2012