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Saint-Georges a besoin de logements et de courant

Pierre-Yves CARLIER France-Guyane 13.07.2010

Une soixantaine de logements seront terminés, à Gabin nord, en septembre (PYC)

Hier midi, le préfet et les élus ont visité le chantier de logements que construit la Siguy à l'entrée du bourg. Une centrale biomasse est espérée, pour combler les faiblesses des deux centrales actuelles.

C'est désormais officiel, Saint-Georges de l'Oyapock compte plus de 3 500 habitants. Aux prochaines élections municipales, le mode de scrutin va changer. Mais ce n'est rien, par rapport aux bouleversements démographiques que connaîtra la commune dans les prochaines années.
Selon les estimations, il y aura 5 000 à 7 500 habitants en 2015 et 7 000 à 11 500 en 2020. « Nous avons besoin de 600 logements pour satisfaire les besoins de la population » , explique Fabienne Mathurin-Brouard. La mairesse précise recevoir « quinze demandes de foncier » par mois.
La soixantaine de logements qui sortiront de terre à l'entrée du bourg, en septembre seront une première bouffée d'oxygène. Elle sera très vite aspirée par les effectifs de fonctionnaires (police, douanes, services vétérinaires, enseignements) prévus pour l'ouverture du pont quelques mois après.
Dans ce secteur de Gabin nord, la Siguy a récupéré sept hectares à aménager : des parcelles à créer et légaliser pour ceux qui occupaient déjà les lieux, les logements qui sortiront de terre bientôt, puis quarante autres qui seront réservés « à la population de Saint-Georges » , promet Bruno Chauvier, le directeur de l'organisme HLM. Une école de vingt et une classes sera aussi construite pour 5,2 millions d'euros.
Les occupants des premiers logements risquent d'avoir une mauvaise surprise. En effet, selon la Siguy, EDF ne pourra pas les brancher avant début novembre. Ce problème de calendrier illustre assez bien la relation laborieuse qu'a Saint-Georges avec l'électricité. « On a deux ou trois coupures par jour » , soutient le directeur de cabinet du maire. Il y a quinze jours, les élus ont voté la troisième phase de réhabilitation de la centrale thermique. Le problème, c'est qu'elle a été conçue pour 1 200 habitants, soit un tiers de la population officielle.
Les Oyapockois ne devraient donc pas voir une grande différence. Quant à la centrale hydraulique, EDF, qui l'a récupérée, se plaint depuis longtemps de sa conception initiale. Elle risque de nouveau de souffrir avec la saison sèche.
Lors d'une visite hier dans la commune, le préfet Daniel Ferey a annoncé que la construction d'une centrale biomasse (comme au Dégrad Saramaca) était à l'étude. Il espère qu'elle fonctionnera « d'ici deux ou trois ans » .
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