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Pas de perte d'emploi pour Endel

Clara FABRE Vendredi 08 septembre 2017
Pas de perte d'emploi pour Endel
La société Endel se bat pour que les salariés ne soient pas « saucissonnés » dans différentes entreprises (CF)

Le directeur du centre spatial, Didier Faivre, assure qu'aucun emploi ne sera supprimé suite à la perte des marchés de la société Endel. Le collectif de salariés, créé dans la foulée, souhaite surtout rester « tous ensemble » .

Le sous-traitant en maintenance industrielle est passé devant le tribunal administratif mardi pour protester contre la décision du Centre national d'études spatiales (Cnes) de ne pas renouveler ses contrats. L'ordonnance du juge doit être rendue en cours de semaine prochaine pour valider ou non la requête d'Endel d'annuler la procédure de passation des lots.
En attendant que la justice fasse son travail, la hiérarchie du centre spatial (CSG) tient à démentir les accusations de « complot » qui plane au-dessus de sa tête depuis début juillet, date de l'attribution des marchés à la société Idex, notamment. Sur ce point, le directeur Didier Faivre renverse le problème : « Si on avait eu envie de « punir » les salariés qui ont manifesté le 21 mars, on les aurait virés eux et pas la société » . Jugeant caduques les insinuations émanant des membres du kolektif Restons ensemble, le sous-directeur administration-gestion-patrimoine, Bernard Azema, met en avant la « période de transition sociale » imposée par le Cnes pour l'ensemble de ses contrats. Parmi les clauses obligatoires : la reprise de la totalité des personnels affectés dans leur emploi. Quiconque ne la respecterait pas parmi les repreneurs serait « éliminé d'office » , selon les dirigeants du CSG. L'un d'eux insiste sur le fait que cette convention est donc « contraire à l'idée de complot. On nous reproche plutôt d'être anticoncurrentiels car les employés ne peuvent pas être remplacés! »
L'HORIZON 2018 INCERTAIN
Bien que les craintes des 83 salariés (88 selon le collectif) soient « compréhensibles » , Didier Faivre s'en réfère aux précédents en la matière, à savoir lorsque le sous-traitant a dû reprendre les effectifs de Sodexo en 2012. Sur ce point, les 21 personnes concernées rappellent qu'elles se sont « battues pour être transférées dans la même entreprise (en l'occurrence Endel, ndlr) » , au lieu des trois initialement prévues. Cinq ans plus tard, le collectif souhaite avant tout ne pas « être saucissonné » alors qu'une vingtaine de salariés est déjà assurée de partir dans les locaux de RMT, un autre prestataire. Le reste sera envoyé chez Idex.
Par ailleurs, la société de maintenance industrielle compte 36 personnes qui travaillent à Arianespace pour qui la pérennité est assurée jusqu'à fin 2019. En revanche, une dizaine d'employés traite les déchets industriels de l'éco-centre du CSG dont le contrat arrivera à son terme en juin 2018. C'est en partie pour eux que s'acharnent les membres du collectif, persuadés d'avance qu'il ne sera pas renouvelé.
Des économies de bout de chandelle
Au sujet des économies voulues par le centre spatial, le directeur se veut rassurant : l'objectif est d'atteindre 5 à 8% de baisse mais cela concerne essentiellement les tâches industrielles et l'approvisionnement matériel à l'aide « de règles de maintenance plus opérationnelles et des solutions innovantes » . La masse salariale, qui représente près de 60% du coût des marchés, n'est donc pas concernée par les diminutions.

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