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Pas d'audience entre l'Hôtel du fleuve et le Cnes

Pierre-Yves CARLIER Mercredi 19 avril 2017
Pas d'audience entre l'Hôtel du fleuve et le Cnes
L'Hôtel du fleuve, à Sinnamary, réclame 26,5 millions d'euros au Cnes (PYC)

C'est par erreur que le Conseil d'État avait prévu de se pencher, ce vendredi, sur un différend opposant le centre spatial à l'établissement hôtelier. Les sociétés de Raymond Abchée, propriétaire de l'hôtel, s'étaient désistées, après un accord conclu il y a quelques mois avec le centre spatial. Le Conseil d'État n'en a visiblement jamais été informé.

C'est un accord vieux de plus de vingt-cinq ans que le Conseil d'État envisageait d'étudier ce vendredi. Un accord entre l'Hôtel du fleuve, de Sinnamary, et le Centre national d'études spatiales (Cnes) qui a fait l'objet de procédures devant le tribunal administratif de Cayenne puis devant la cour administrative d'appel de Bordeaux. À chaque fois, les juges ont tranché en faveur du Cnes. L'hôtel avait engagé une procédure devant le Conseil d'État, avant qu'un accord soit conclu entre les deux parties. Le Conseil d'État n'en a, visiblement, jamais été informé et a donc inscrit par erreur l'affaire à son audience d'aujourd'hui.
Pendant treize ans, de 1992 à 2005, le Centre national d'études spatiales (Cnes) devait fournir à l'Hôtel du fleuve, de Sinnamary, « une garantie d'occupation de 65% » . En d'autres termes : si moins de 80 des 121 chambres étaient occupées, le centre spatial payait le manque à gagner au propriétaire Raymond Abchée, d'abord à travers sa société Soguci, puis via la SNC Hôtel du fleuve.
Pendant plusieurs années, selon l'Hôtel du fleuve, le compte n'y était pas. Il manquait même 26,5 millions d'euros d'après ses calculs. Le tribunal administratif de Cayenne en 2014 puis la cour administrative d'appel de Bordeaux l'an dernier ont donné tort à l'Hôtel du fleuve et ont jugé que le Cnes avait payé ce qu'il devait. Un recours avait été envisagé devant le Conseil d'État, avant la conclusion d'un accord entre les deux parties. L'hôtel s'est donc désisté.
ENVOI DE MISSIONNAIRES À CHAQUE LANCEMENT
Longtemps l'Hôtel du fleuve a reproché au Cnes de réaliser des économies sur son dos en continuant de payer les chambres au même prix qu'à l'ouverture. C'est vrai mais, comme l'ont souligné les juges, c'était à l'hôtel de fournir les nouveaux tarifs au centre spatial, ce qu'il n'aurait pas fait.
Ensuite, l'hôtel reprochait au Cnes de ne pas lui avoir envoyé les missionnaires qui venaient en Guyane à chaque lancement, au profit des établissements kourouciens.
Là aussi, c'est vrai, mais le contrat ne prévoyait aucune obligation.
L'Hôtel du fleuve critiquait encore pêle-mêle le Cnes pour avoir fermé la route de l'Espace, ne pas avoir renouvelé le contrat au bout de treize ans (ce qui, aujourd'hui, représente 18,8 des 26,5 millions d'euros réclamés au Cnes), lui avoir imposé ses trois étoiles. Autant d'arguments rejetés par les juges. Ils avaient aussi débouté l'hôtel car il n'y avait pas eu de tentative de médiation avant la procédure devant les tribunaux. Or, elle était obligatoire.

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3 commentaires

Vos commentaires

fran973 20.04.2017

Mr ABCHEE arrêtez vous allez me faire pleurer !

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Equinoxe 19.04.2017
Quelques uns en profitent largement

Combien de fois votre hôtel était vide x nombre d'années x 65 pour cent des chambres encaissées. Encaissement global ? Scandaleux ce type de contrat. Vous avez largement profité du système avec vos petits copains. On ne parle pas de vos autres biens sur kourou avec ce même type de contrat.

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Altron 19.04.2017
Mauvaise pub

Mauvaise pub pour l'hotel du fleuve qui se la joue assisté. Il y a 3 hotels en Guyane (j'exagère ) alors si le patron de celui ci ne parvient pas à remplir son établissement c'est qu'il y a peut être un souci (mauvais accueil, zéro communication, chambres bof, etc ? ) Quant au CNES je comprendrais qu'il en ait marre de devoir assumer les problèmes des autres.

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