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Nouvelle grève à la Simko : le combat se joue sur 3%

D. N. Vendredi 23 juin 2017
Nouvelle grève à la Simko : le combat se joue sur 3%
Les agents de la Simko ont manifesté jeudi matin devant la préfecture. Ils réclament 3% des actions du Cnes pour devenir majoritaires (DN)

Une trentaine d'agents de la Société immobilière de Kourou se sont retrouvés hier matin devant la préfecture à Cayenne. Ils se mobilisent une nouvelle fois contre la venue du gros groupe immobilier national, la SNI, au sein de la société 100% guyanaise.

Le personnel de la Société immobilière de Kourou (Simko) s'est à nouveau mis en grève hier une semaine après avoir débrayé. Il est en alerte depuis près d'un mois concernant la venue de la Société nationale immobilière (SNI) qui veut reprendre la majorité des parts de la société guyanaise. Ils craignent que dans ce scénario, les bénéfices ne profitent pas à la Guyane.
« Aujourd'hui, on sort d'un mouvement où la Guyane revendique des moyens et une reconnaissance. Mais la Simko ne demande pas de moyens financiers ni d'augmentation d'embauches, alors pourquoi casser ce qui fonctionne ? » , s'interroge Frédéric Hell, secrétaire adjoint de l'UTG Simko.
Selon lui, l'implication de la Simko dans la société guyanaise n'est pas négligeable car elle permet la survie de nombreux artisans et contribue annuellement à l'économie locale à raison de 100 millions d'euros.
EN ATTENTE D'UNE DÉCISION MINISTÉRIELLE
Plusieurs soutiens se sont joints à l'action des salariés vers 9 heures, dont le président de la Simko et maire de Kourou, François Ringuet, le sénateur Antoine Karam, l'association des locataires, le secrétaire général de l'UTG, Jean-Marc Chemin, ainsi que le collectif des Grands Frères. Davy Rimane et Mikaël Mancée sont arrivés un peu plus tard.
Une petite délégation de représentants syndicaux et d'élus a pu rencontrer le préfet dans la matinée pour solliciter son intervention auprès de l'État. Leur principale revendication : obtenir 3% des actions actuelles du Centre national d'études spatiales (Cnes) afin que les collectivités deviennent majoritaires et parviennent à empêcher l'ingérence de la SNI. Actuellement, les parts de la Simko se répartissent entre les mairies (40% ), la Collectivité territoriale (8% ) et le Cnes (52% ).
À l'issue de la rencontre, François Ringuet expliquait qu'ils attendaient toujours une décision de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin : « Aujourd'hui, on parle de la SNI, mais ça pourrait être un autre groupe dans quelques années, c'est pour cela qu'il faut que les collectivités locales soient majoritaires de manière à fermer le jeu. » En effet, la SNI a déjà fait savoir qu'elle ne viendrait que dans le cas où elle serait majoritaire.

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1 commentaire

Vos commentaires

kiki973 10.09.2017
Compétence !!!

On veut des gens compétents et pas des tocards "cousins parents amis et alliés" !
Passez des recrutements comme des concours ; anonymats et même les oraux avec une cagoules sur la tête !
Népotisme fait chier !

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